Nous aspirons tous au triomphe de la notion d'espèce humaine dans les esprits et dans les consciences, de sorte que l'histoire particulière de telle ou telle race s'efface devant celle de l'homme tout court.
Nulle passion n'est plus forte dans le coeur de l'homme que le désir de faire partager sa foi.
Aussi vrai que l'homme est le père de l'enfant, l'enfant est le père de l'homme.
Le grand destin de l'homme est de refuser son destin.
Le cri du pauvre monte jusqu'à Dieu, mais il n'arrive pas à l'oreille de l'homme.
Si la femme, dit le poète, est l'avenir de l'homme, il arrive parfois, loin des chansons, que l'enfant soit le passé de la femme.
L'une des plus curieuses spécialités de l'homme est de donner un pouvoir de torture à l'absence.
La conscience de l'homme est une chose étrange, comme un feu que l'on croit éteint et qui se réveille.
Ce qui se passe dans les profondeurs de l'homme se passe également dans celles de Dieu.
Une seule pensée de l'homme vaut plus que l'univers tout entier.
Et c'est là le grand reproche que j'adresse au pseudo-humanisme: d'avoir trop longtemps rapetissé les droits de l'homme, d'en avoir eu, d'en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.
Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l'aime plus que son mari, elle s'érige en conscience de l'homme, et le harcèle.
Il n'existe pas de race française. La France est une nation, c'est-à-dire une oeuvre humaine, une création de l'homme.
Ce qui différencie l'animal de l'homme, c'est que l'animal ne fait aucune place au futur.
Les jours sont faits pour sonner l'un après l'autre comme une volée de cloches. C'est le coeur de l'homme qui leur sert de battant. Si le coeur n'y est pas, les jours sont tristes.
L'art, avant d'être un instrument de volupté, est une affirmation des droits de l'homme.
C'est bien une habitude de l'homme que de mettre de la pensée là où la nature avait jeté du hasard.
On a depuis longtemps reconnu qu'un élément essentiel de la protection des droits de l'homme était une connaissance répandue parmi la population de leurs droits et de la manière dont ils pouvaient être défendus.
Tout événement ressemble essentiellement à la nature de l'homme qui le subit.
Le soleil de l'homme, c'est l'homme.
Le divin de l'homme se voit dans les yeux, les gestes, le corps.
Jésus est ressuscité aussi dans l'animalité de l'homme.
L'esprit de l'homme est tel qu'un diamant précieux qui sans être taillé ne brille pas aux yeux.
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
Le poison est l'ami de l'homme, puisqu'il le tue...
Il y a loin de l'homme qui méprise l'argent à celui qui est véritablement honnête.
Je n'ai jamais vu la dignité de l'homme que dans la sincérité de ses passions.
Exploitation de l'homme par l'homme ? Donc, elle est humaine.
On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n'est pas l'état naturel de l'homme, et qu'il convient d'en revenir à l'état de nature, conçu comme une sorte d'âge d'or ou de paradis perdu. C'est un contresens total. Non [...] ► Lire la suite
La femme est le pense-bête de l'homme.
La charogne du plus immonde bourgeois se calant et se cantonnant dans sa bière, pour une sereine déliquescence, lui paraissait un témoignage surprenant de l'originelle dignité de l'homme.
Le cinéma américain reproduit à l'infini une image héroïque de l'homme qui doit vaincre une menace extérieure pour continuer à vivre en paix.
Il faut souhaiter que philosopher soit la manière la plus naturelle de parler de l'homme aux hommes.
La grandeur de l'homme est qu'il peut trouver à peiner là où une fourmi se reposerait.
Le public a l'esprit juste, solide et pénétrant : cependant comme il n'est composé que d'hommes, il y a souvent de l'homme dans ses jugements.
La vraie fin de l'homme, ce n'est pas la mort, c'est sa perfection.
Il est difficile à supporter le langage de l'homme qui dit ce que pensent les autres.
La main destructive de l'homme n'épargne rien ; il tue pour se nourrir, il tue pour se vêtir, il tue pour attaquer, il tue pour se défendre, il tue pour s'instruire, il tue pour s'amuser, il tue pour tuer ; il a besoin de tout, et rien ne lui résiste.
Les vers ajoutent de l'esprit à la pensée de l'homme qui en a quelquefois assez peu ; et c'est ce qu'on appelle talent.
L'esprit de l'homme n'a point de bornes en ses aberrations.
Appartenir à l'élite, cela ne dépend pas de la fonction, mais du caractère, de la valeur spirituelle de l'homme.
La vertu d'amour est un don d'en haut, une grâce qui descend dans le coeur de l'homme, s'il en est digne.
C'est le devoir de l'homme de lutter contre l'homme pour l'empêcher de devenir trop puissant, par conséquent dangereux.
Quel est l'objet de l'homme qui jouit, n'est-il pas de donner à ses sens toute l'irritation dont ils sont susceptibles, afin d'arriver mieux et plus chaudement, au moyen de cela, à la dernière crise.
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
Le sens de l'histoire d'un art est opposé à celui de l'Histoire tout court. Par son caractère personnel, l'histoire d'un art est une vengeance de l'homme sur l'impersonnalité de l'Histoire de l'humanité.
En dehors de l'homme, il n'y a ni bien ni mal.
Les principes philosophiques, dialectiques matérialistes, ne sont pas le point de départ de la recherche mais son résultat final; ils ne sont pas appliqués à la nature et à l'histoire des hommes mais abstraits de celle-ci; ce ne sont pas [...] ► Lire la suite
Le goût frénétique de l'homme pour toutes les substances saines ou dangereuses, qui exaltent sa personnalité, témoigne de sa grandeur. Il aspire toujours à réchauffer ses espérances et à s'élever vers l'infini.
Dire des bêtises est le seul privilège de l'homme qui le distingue de tous les autres organismes.