La seule supériorité réelle de l'homme jaillit du sens de l'absurde qui le saisit quand il se réfléchit, quand il se demande ce qu'il est venu faire en ce monde.
Au-delà de l'Homme et de l'humanité, la personne est à naître.
La liberté de l'homme commence à la libération de sa dette sociale.
Quel est le destin de l'homme ? Etre un homme.
Les voies de Dieu sont impénétrables, dit-on. Assurément. Je n'aurais jamais accepté, en aucune façon, de servir un Dieu dont les voies auraient été à la portée de la compréhension de l'homme.
Le grand destin de l'homme est de refuser son destin.
On a depuis longtemps reconnu qu'un élément essentiel de la protection des droits de l'homme était une connaissance répandue parmi la population de leurs droits et de la manière dont ils pouvaient être défendus.
L'art est un holocauste : où c'est l'humanité entière qu'on voudrait détruire, pour le bien même de l'homme.
La conscience de l'homme est une chose étrange, comme un feu que l'on croit éteint et qui se réveille.
Le cri du pauvre monte jusqu'à Dieu, mais il n'arrive pas à l'oreille de l'homme.
Si la femme, dit le poète, est l'avenir de l'homme, il arrive parfois, loin des chansons, que l'enfant soit le passé de la femme.
Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l'aime plus que son mari, elle s'érige en conscience de l'homme, et le harcèle.
L'art, avant d'être un instrument de volupté, est une affirmation des droits de l'homme.
Et c'est là le grand reproche que j'adresse au pseudo-humanisme: d'avoir trop longtemps rapetissé les droits de l'homme, d'en avoir eu, d'en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.
Personne ne peut dire de quoi l'avenir sera fait, ce que l'homme sera capable de réaliser. Et c'est bien cette inconnue, ce côté imprévisible de l'homme qui rend la vie si intéressante !
Il faut souhaiter que philosopher soit la manière la plus naturelle de parler de l'homme aux hommes.
Le droit de ne pas réfléchir est l'un des premiers de l'homme adulte.
Tout événement ressemble essentiellement à la nature de l'homme qui le subit.
On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n'est pas l'état naturel de l'homme, et qu'il convient d'en revenir à l'état de nature, conçu comme une sorte d'âge d'or ou de paradis perdu. C'est un contresens total. Non [...] ► Lire la suite
Le soleil de l'homme, c'est l'homme.
C'est le devoir de l'homme de lutter contre l'homme pour l'empêcher de devenir trop puissant, par conséquent dangereux.
Les jours sont faits pour sonner l'un après l'autre comme une volée de cloches. C'est le coeur de l'homme qui leur sert de battant. Si le coeur n'y est pas, les jours sont tristes.
C'est bien une habitude de l'homme que de mettre de la pensée là où la nature avait jeté du hasard.
Ce qui différencie l'animal de l'homme, c'est que l'animal ne fait aucune place au futur.
Ce qui se passe dans les profondeurs de l'homme se passe également dans celles de Dieu.
L'esprit de l'homme est tel qu'un diamant précieux qui sans être taillé ne brille pas aux yeux.
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
Dire des bêtises est le seul privilège de l'homme qui le distingue de tous les autres organismes.
La vertu d'amour est un don d'en haut, une grâce qui descend dans le coeur de l'homme, s'il en est digne.
Le cinéma américain reproduit à l'infini une image héroïque de l'homme qui doit vaincre une menace extérieure pour continuer à vivre en paix.
Je n'ai jamais vu la dignité de l'homme que dans la sincérité de ses passions.
La main destructive de l'homme n'épargne rien ; il tue pour se nourrir, il tue pour se vêtir, il tue pour attaquer, il tue pour se défendre, il tue pour s'instruire, il tue pour s'amuser, il tue pour tuer ; il a besoin de tout, et rien ne lui résiste.
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
Les vers ajoutent de l'esprit à la pensée de l'homme qui en a quelquefois assez peu ; et c'est ce qu'on appelle talent.
La richesse est un grand péché aux yeux de Dieu. La pauvreté est un grand péché aux yeux de l'homme.
Le poison est l'ami de l'homme, puisqu'il le tue...
Jésus est ressuscité aussi dans l'animalité de l'homme.
Il est difficile à supporter le langage de l'homme qui dit ce que pensent les autres.
Quel est l'objet de l'homme qui jouit, n'est-il pas de donner à ses sens toute l'irritation dont ils sont susceptibles, afin d'arriver mieux et plus chaudement, au moyen de cela, à la dernière crise.
La grandeur de l'homme est qu'il peut trouver à peiner là où une fourmi se reposerait.
Le divin de l'homme se voit dans les yeux, les gestes, le corps.
Le sens de l'histoire d'un art est opposé à celui de l'Histoire tout court. Par son caractère personnel, l'histoire d'un art est une vengeance de l'homme sur l'impersonnalité de l'Histoire de l'humanité.
A coté de celui de la femme, l'univers de l'homme est très vaste. Il appartient avant tout à son devoir et ne pense aux femmes que par intermittence. L'homme constitue l'univers de la femme. C'est aux autres choses qu'elle pense seulement par intermittence. La différence est considérable.
Appartenir à l'élite, cela ne dépend pas de la fonction, mais du caractère, de la valeur spirituelle de l'homme.
Il y a loin de l'homme qui méprise l'argent à celui qui est véritablement honnête.
La femme est le pense-bête de l'homme.
La charogne du plus immonde bourgeois se calant et se cantonnant dans sa bière, pour une sereine déliquescence, lui paraissait un témoignage surprenant de l'originelle dignité de l'homme.
Le public a l'esprit juste, solide et pénétrant : cependant comme il n'est composé que d'hommes, il y a souvent de l'homme dans ses jugements.
Exploitation de l'homme par l'homme ? Donc, elle est humaine.
L'esprit de l'homme n'a point de bornes en ses aberrations.