C'est peut-être à cette époque qu'elle a appris à renoncer à son genre : mâles ou femelles, les gros sont soumis à une exclusion similaire. On a le droit de les mépriser. Et s'ils se plaignent des traitements qu'on leur [...] ► Lire la suite
Faute de pouvoir goûter la bonne soupe, on crache dedans.
On n'est jamais que des locataires, quand on est heureux quelque part. Toujours sous le coup d'une expulsion.
Ça fait rire les gens qui font des gamins en pensant que c'est une assurance vieillesse. On a l'âge d'avoir observé qu'on ne fait que nourrir de futurs vautours impatients. Personne n'aime les vieux, pas même leurs propres enfants.
Un vieux qui a les guiboles qui flanchent, il part en couille, c'est l'âge, et c'est normal.
L'important, c'est de ne pas s'acharner à chercher dans la vie de couple des choses qu'on n'y trouvera jamais.
Qu'est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas de ce qu'on leur laisse.
La bonne poire, c'est l'imbécile qui se dépense sans compter pour que tout le monde y trouve son compte sauf lui, celui qui encaisse les humeurs des unes et des autres.
L'âme est un navire imposant, qu'il faut manoeuvrer avec prudence.
On ne fait pas des enfants avec une meuf sous prétexte qu'elle nous fait bander.
Le diable est bon danseur, sinon personne ne le suivrait sur la piste.
Un bon pote, ça n'arrive que quelques fois dans une vie. L'amitié ne se provoque pas.
Les hommes ont ceci de très particulier qu'ils tendent à mépriser ce qu'ils désirent.
L'intelligence est utile pour justifier les décisions prises, après coup. On l'utilise pour se raconter une histoire plausible.
Ce que chacun fait, il le décide.
Si je dors entre tes bras c'est qu'une autre que toi n'a pas voulu de moi.
Le bonheur, c'est surtout ne jamais faire chier, être convenable, y a pas mieux.
Achète-toi tout ce que tu veux, ça ne remplira jamais le vide qui te dévore le coeur.
On dit que les hommes vieillissent mieux que les femmes mais c'est faux. Leur peau perd plus vite son élasticité, surtout quand ils fument et boivent. C'est flasque, on a l'impression que ça pourrait s'effriter sous la pulpe des doigts. [...] ► Lire la suite
Il y a des couples qui sont restés amoureux de l'effet qu'ils produisent, en société. Tant qu'il y a un public, ils continuent de faire semblant. Mais une fois dans la chambre à coucher, ils s'emmerdent.
Il l'a inscrite au catéchisme. On ne peut pas demander aux enfants de ne croire que dans la spiritualité de Samsung.
Le confort est une chose fragile, on le comprend quand il explose.
Plus on s'approche du sommet dans la hiérarchie, plus la lutte est rude.
Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n'y a pas de quoi, et on n'est pas là pour ça. Vos vies dans l'ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
La différence entre entre un chagrin d'amitié et un chagrin d'amour, c'est le temps de cicatrisation.
C'est terminé, le vieux monde. Qu'est-ce qu'on a besoin d'éduquer des gens dont on a plus besoin sur le marché de l'emploi ?
Passé un certain âge, on ne se sépare plus des morts, on reste dans leur temps, en leur compagnie.
Internet, pour un parent, c'est comme si on te volait ton gosse avant même qu'il sache lire.
Personne n'accepte la première gifle si elle ne vient pas accompagnée d'un flot merveilleux d'excuses, de promesses, une intensité de ne pas vouloir te perdre, de ne pas envisager de te perdre. Ceux qui peuvent te tuer sont toujours ceux qui tiennent le plus à toi.
Il y a une ambiance propre aux voyages ferroviaires, une résignation collective à ne pas être dérangé pendant plusieurs heures, une transition heureuse entre deux situations.
Quand on picole tout seul chez soi c'est difficile de se dire qu'on a l'alcool festif, qu'on est un bon vivant, on est forcément confronté à l'aspect un peu glauque de ce qu'on cherche.
Beaucoup de gens disent qu'ils s'assagissent avec l'âge. En vérité, ils se tassent, ils ralentissent. Ils perdent de leurs saillances. Ils s'enlisent dans un sable mou et s'enfoncent en toute confiance. C'est ce qu'on appelle mûrir.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
On ne déteste cordialement que ceux qu'on côtoie de près.
Je suis furieuse contre une société qui m'a éduquée sans jamais m'apprendre à blesser un homme s'il m'écarte les cuisses de force, alors que cette même société m'a inculqué l'idée que c'était un crime dont je ne devais jamais me remettre.
Sa passion pour les desserts de Michel et Augustin l'a perdu. Il se descend un seau de mousse au chocolat chaque soir en regardant des séries. Plus diverses merdes qu'il ingurgite tout au long de la journée. On se protège comme on peut. Il a mis du gras entre lui et le monde.
Il aimerait se faire pitié, ou horreur. Quelque chose. Mais rien. Que cette tranquillité absurde.
L'ancien mauvais garçon devenu grand bavard ressemble à un enfant qui moulinerait du sabre dans l'espoir de dissuader les mauvaises idées de l'approcher. Il en a lourd sur le coeur, et il parle comme on court.
Je ne connais rien d'aussi doux que la tête de ma petite qui s'endort contre mon épaule.
Le monde est rempli de personnes aux croyances abracadabrantes, dont on pourrait croire en les rencontrant qu'elles sont censées.
Même quand les enfants sont pressés de toucher leur part de pognon, c'est difficile de se débarrasser d'un parent encore en forme, surtout s'il a toute sa tête - il faut savoir prendre son mal en patience.
Une mère gratte le sol avec ses dents pour trouver à son enfant de quoi bouffer.
On ne peut pas vivre dans un monde où les objets sont conçus pour être remplacés le plus vite possible.
La richesse est un épais matelas qui amortit les chutes.
De l'école, je ne garde que le souvenir de ma montre. Combien de temps avant la fin du cours, combien avant la fin de la journée. Même le travail, pendant le quel je me suis pourtant souvent ennuyée, ne m'a jamais inspiré autant d'impatience.
Il n'y a qu'une seule façon de rester fidèle, c'est de garder une distance physique. Tant qu'on se tient à trois mètres du corps désiré, les chances que ça dégénère se réduisent considérablement.
Tous les racistes ont un bon ami africain. Ils ne sont pas débiles. Ils savent qu'au cas par cas, il faut toujours des exceptions.
A ce stade de décomposition, le seul remède serait la burqa.
La corde au cou, c'est les enfants, tout le reste est aménageable.
Ça se saurait, si ce que veulent les gens modifiait quoi que ce soit à la politique.
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