Les plus beaux poèmes d'amour sont la plupart du temps rédigés après que l'amour est fini.
Une enquête réalisée à Londres montre qu'un quart des personnes interrogées croyaient que Winston Churchill et Dickens étaient des personnages imaginaires, tandis que Robin Hood et Sherlock Holmes avaient existé.
Peut-on vraiment être à la fois adepte du DOS et catholique traditionaliste ? Par ailleurs, Céline aurait-il écrit avec Word, Wordperfect ou Wordstar ? Enfin, Descartes aurait-il programmé en Pascal ?
Telle est la magie des langues humaines, que par un humain accord elles signifient souvent, avec des sons identiques, des choses différentes.
Les bêtes, qui ne savent pas qu'elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
L'écrivain essaie d'échapper aux interprétations, non pas nécessairement parce qu'il n'y en a pas, mais parce qu'il y en a peut-être plusieurs et qu'il ne veut pas arrêter les lecteurs sur une seule.
L'unique chose à quoi on doit penser, et je m'en rends compte sur la fin de ma vie, c'est à la mort.
Les hommes ne font jamais le mal aussi complètement et ardemment que lorsqu'ils le font par conviction religieuse.
Le beau se situe à l'intérieur de certaines limites tandis que le laid est infini, donc plus complexe, plus varié, plus amusant.
Si Dieu existait, il serait une bibliothèque.
Nier Dieu est à la portée de tous, polémiquer avec les religions remet en cause les structures sociales.
Le livre est comme la cuillère, le marteau, la roue ou le ciseau. Une fois que vous les avez inventés, vous ne pouvez pas faire mieux.
Chaque mot du Philosophe, sur qui désormais jurent même les saints et les souverains pontifes, a renversé l'image du monde.
Je me demande à présent si ce que j'éprouvais était l'amour d'amitié, où le semblable aime le semblable et ne veut que le bien d'autrui, ou l'amour de concupiscence, où l'on veut son propre bien et l'incomplet ne veut que ce qui le complète.
Le but ce n'est pas de voir à tout prix ou de lire à tout prix, mais de savoir que faire de cette activité et comment en tirer une nourriture substantielle et durable.
La culture est d'autant plus intéressante qu'elle sert à corriger la nature. La nature est rude, ennemie, tandis que la culture permet à l'homme d'agir avec un gain d'effort et de temps. La culture libère le corps de l'esclavage du travail, elle le dispose à la contemplation.
Chacun des livres d'Aristote a détruit une partie de la science que la chrétienté avait accumulée tout au long des siècles.
- C'est une histoire de larcins et de vengeance entre moines de peu de vertu !, m'exclamai-je, plein de doute.- Autour d'un livre interdit, Adso, autour d'un livre interdit, répondit Guillaume.
Les hommes ne font jamais le mal aussi complètement et aussi ardemment que lorsqu'ils le font par conviction religieuse.
Les livres ne sont pas faits pour être crus, mais pour être soumis à l'examen. Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire.
La source d'inspiration, à condition de ne pas mener au plagiat, est essentielle. Par ailleurs, T.S. Eliot a très bien dit que la poésie et l'écriture, ce ne sont pas l'expression des émotions mais précisément la fuite des émotions.
Quelqu'un qui fait sa thèse sur la syphilis finit même par aimer le spirochète pâle.
La bêtise, c'est une question de cocktail : le bon Dieu n'avait pas beaucoup de temps pour faire son monde, la distribution fut incertaine et inégale. Le prix à payer pour avoir Einstein d'un côté, c'est d'avoir un imbécile de l'autre côté !
Les faiblesses des méchants sont les mêmes que celles des saints.
Pour éliminer leur cholestérol, les Américains font du jogging, c'est à dire qu'ils courent pendant des heures jusqu'à s'écrouler raides morts d'un infarctus.
Ne bâtis pas un château de soupçons sur un mot.
La caractéristique principale des gens c'est qu'ils sont prêts a tout croire. D'ailleurs comment l'Église aurait-elle pu résister pendant presque deux mille ans sans la crédulité universelle ?
A partir de la nature de ce livre il sera possible d'inférer la nature de l'homicide. Car dans chaque crime commis pour la possession d'un objet, la nature de l'objet devrait nous fournir une idée, aussi pâle fût-elle, de la nature de l'assassin.
Les simples ont quelque chose de plus que les docteurs, qui souvent se perdent à la recherche des lois les plus générales. Ils ont l'intuition de l'individuel.
Quand entre en jeu la possession des choses terrestres, il est difficile que les hommes raisonnent selon la justice.
Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire.
Il est des moments magiques, de grande fatigue physique et d'intense excitation motrice, où surgissent des visions de personnes connues par le passé surgissent pareillement des visions de livres non encore écrits.
Il n'est qu'une seule chose qui excite les animaux plus que le plaisir, et c'est la douleur.
C'est vrai que je suis considéré comme un homme très sociable, bavard intarissable, toujours en train de rire avec les amis. Mais le brouillard, finalement, m'empêche aussi de voir les autres, dont on sait, depuis Sartre, que c'est l'enfer !
Le plaisir de l'érudition est réservé aux perdants. Plus quelqu'un sait de choses, plus elles lui sont allées de travers.
Il faut estimer la dangerosité d'un écrit pour vouloir le faire disparaitre.
L'auteur devrait mourir après avoir écrit : Pour ne pas gêner le cheminement du texte.
Je crois que l'on devient ce que notre père nous a enseigné dans les temps morts, quand il ne se souciait pas de nous éduquer. On se forme sur des déchets de sagesse.
À lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
Au moment où il rit, peu importe au vilain de mourir.
Je me sens peu sûr de ma vérité, même si j'y crois.
Dans les périodes où tu sens l'envie de tomber amoureux, tu dois faire attention où tu mets les pieds : comme avoir bu un philtre, de ceux qui te font tomber amoureux du premier être que tu rencontres. Ce pourrait être un ornithorynque.
J'ai l'impression que l'enfer c'est le paradis regardé de l'autre côté.
Dans chaque crime commis pour la possession d'un objet, la nature de l'objet devrait nous fournir une idée, aussi pâle fût-elle, de la nature de l'assassin.
Dieu connaît le monde, parce qu'il l'a conçu dans son esprit, comme de l'extérieur, avant qu'il fut créé, alors que nous, nous n'en connaissons pas la règle, car nous vivons à l'intérieur du monde, l'ayant trouvé déjà fait.
Il voulait être fasciné par les choses qui lui plaisaient et non par celles que les autres lui conseillaient.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession, une même image archétypale à jamais fixée dans son cerveau, son coeur ou ses entrailles...
La logique pouvait grandement servir à condition d'y entrer et puis d'en sortir.
Diotallevi se trouvait sur le seuil de sa pièce, et il faisait montre d'indulgence. L'indulgence de Diotallevi était toujours offensante, mais Belbo paraissait l'accepter, et précisément avec indulgence.
Le sommeil diurne est comme le péché de la chair: plus on en a eu, plus on le voudrait, cependant qu'on se sent malheureux, rassasié et insatiable en même temps.
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