Quelqu'un qui fait sa thèse sur la syphilis finit même par aimer le spirochète pâle.
On commence par se croire pardonné, on finit par se croire justifié.
On ne peut aimer que si l'on est ivre de vie.
Il est bon, Madame, de ne pas laisser un amant seul maître du terrain, de peur que, faute de rivaux, son amour ne s'endorme sur trop de confiance.
Mais on finit toujours par s'inventer une manière de faire face à l'absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l'on se résout à admettre que le décompte se fera en années; alors on commence à ne plus compter du tout.
Celui qui n'est pas capable de haïr autant qu'il peut aimer n'est pas un homme.
Méfions-nous des entraînements de la sensibilité ! On commence par plaindre les assassins et par un enchaînement fatal on finit par s'apitoyer sur les victimes...
Vivre sans aimer n'est pas vraiment vivre.
Comment peut-on aimer sans croire en soi-même, sans être soi-même ?
Si l'on n'est pas vigilant, les journaux font haïr les oppressés et aimer les oppresseurs.
Faut-il condamner Hugo parce qu'il s'est trompé ? Parce qu'il a cru que la connaissance donnée à tous assurerait la moralisation de tous ? Il faut aimer les illusions quand elles sont généreuses. Même si nous devons plus tard nous attrister quant à leur naïveté.
Ne plus aimer n'est qu'un malheur, ne pas le dire est une injure.
Ceux qui croient en Dieu y pensent-ils aussi passionnément que nous, qui n'y croyons pas, à son absence ?
Etre aimé, c'est se consumer dans la flamme. Aimer, c'est luire d'une lumière inépuisable. Etre aimé, c'est passer ; aimer c'est durer.
Paradoxalement, seul un incroyant pourrait éventuellement prouver la vérité de Dieu. Le croyant, lui est trop occupé à aimer : il ne guette pas des démonstrations, mais des caresses.
Il n'y a que les hommes de Bien qui peuvent aimer véritablement la liberté. Les autres n'aiment que la débauche.
À la longue, on finit par être fatigué d'avoir peur.
La vérité attend au bout de soi. Et aller au bout de soi, c'est aimer et comprendre.
La vie est un piège dans lequel on finit tous un jour ou l'autre par tomber.
Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur.
Aimer sans donner, est-ce aimer ? Aimer en souffrant, est-ce souffrir ?
On ne peut aimer que dans la sérénité, autrement on s'égare.
Je ne dirais jamais de mal de la littérature. Aimer lire est une passion, un espoir de vivre davantage, autrement, mais davantage que prévu.
La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre, c'est une espèce de charme par où l'on se fait aimer de tout le monde.
Une seconde prémisse sous-jacente à l'attitude selon laquelle il n'y a rien à apprendre sur l'amour revient à supposer que le problème de l'amour est un problème d'"objet", et non un problème de "faculté". Les gens pensent qu'il est simple [...] ► Lire la suite
Le tremblement de terre est un mouvement de l'écorce terrestre, qui commence par une oscillation et finit par une tombola.
Nous pouvons aimer ce que nous sommes sans haïr quoi et qui nous ne sommes pas.
Celui qui ne veut agir et parler avec justesse finit par ne rien faire du tout.
Je crois que l'automobile est l'équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques : je veux dire une grande création d'époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s'approprie en elle un objet parfaitement magique.
Il ne suffit pas de dire qu'il ne faut pas faire la guerre. Il faut aimer la paix et se sacrifier pour elle.
Si on veut se mettre en couple, l'important c'est d'être réaliste. Une fille mettable, qui fait à bouffer, qui n'a aucune habitude dégoutante et te supporte tel que tu es, sans chercher à te mettre au pas et te faire [...] ► Lire la suite