A qui d'entre nous n'est-il pas arrivé au cours de son existence d'éprouver tout à coup, au passage d'une femme dans une rue, ou un salon, sur une route, une sorte d'aura, de frisson physique et moral...
Il est bon que, dans la jeunesse, on ait cet appétit de savoir, qui n'a que trop de tendances à se recroqueviller par la suite, quand on a compris que l'objet de la connaissance se sauve perpétuellement devant nous.
Plus que l'Académie Française, le rire confère, dès ici-bas, l'immortalité conditionnelle.
S'il y distillait la haine, nous aurions droit chacun à un petit verre.
Mistral venait, accompagné d'Aubanel. En avant la félibrée !
Ils m'étaient chers comme des souvenirs déjà reculés. C'est un peu bête de s'attacher si vite à des personnes qui n'ont en somme qu'un rôle passager dans votre existence. C'est l'histoire des émotions en commun.
Le grand premier rôle de la femme et qui va grandissant du XVIe au XVIIIe siècle, c'est celui de la favorite. Deux noms, deux types se présentent aussitôt à l'esprit: Mme de Maintenon, Mme de Pompadour.
La mort sans l'Eglise est sans grandeur. Elle a l'air un peu d'une formalité administrative, d'une opération d'arithmétique physiologique, d'une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n'y est plus. Ca fait moins un. A qui le tour ?...
Bref, c'étaient tous de fieffés coquins sans scrupules.
Il n'est pas de contact plus agréable, ni plus chaud et roboratif que celui d'un officier de carrière, et je donnerais la conversation de dix académiciens pour celle d'un général Mercier, d'un Marchand ou d'un Baratier.
- Vous avez dû être souvent aimée ?...- Assez souvent, oui.- Avez-vous aimé, vous ?- J'ai cru aimer quelquefois. Puis je me suis aperçue que je m'étais trompée. Alors je me suis détachée.
La fonction royale est plus un devoir qu'elle n'est un don. Un devoir constant, toujours pénible, quelquefois terrible.
C'est un tourment de conscience que la rencontre d'opinion ou de préférence avec un sot. Alors on est bloqué, puisqu'on ne peut plus se contredire, et il n'y a plus qu'à se taire en rageant.
Un fou peut parfaitement garder son âme intacte.
Ici j'ouvre une courte parenthèse.Je considère les êtres méchants sans nécessité comme des malades. S'ils répandent autour d'eux des gaz asphyxiants, c'est que quelque chose pourrit en eux.
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