Si un petit arbre est sorti de terre sous un baobab, il meurt arbrisseau.
Quand l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent.
Une petite colline te fait arriver à une grande.
L'enfant peut toiser la lune, mais pas le soleil.
La buse qui plane ne se doute pas que ceux qui sont en bas devinent ses intentions.
Pour se réconcilier, on ne vient pas avec un couteau qui tranche mais avec une aiguille qui coud.
Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste.
Ce qui arrive chez les autres, peut aussi arriver chez toi.
L'homme qui mange sans travailler finit par mourir sans maladie.
La délicatesse des gestes révéle la tendresse des sentiments.
C'est en essayant encore et encore que le singe apprend à grandir.
L'éléphant meurt, mais ses défenses demeurent.
Le singe ne voit pas la bosse qu'il a sur le front.
Aimons naître, aimons vivre, aimons mourir : le néant n'existe pas.
La Terre n'a qu'un Soleil.
Si le rat a mis une culotte, ce sont les chats qui l'ôtent.
Si haut que parvienne une chose lancée, c'est à terre qu'elle retourne.
Le jour éloigné existe mais celui qui ne viendra pas n'existe pas.
Quand les poules de la basse-cour deviennent trop nombreuses autour du mortier et harcèlent les pileuses, celles-ci suspendent leur action.
Là où il y a entente, ne verse pas du poivre dans l'oeil de ton voisin.
Qui va loin revient près.
Mouche du roi est roi.
Le gibier peut oublier les chasseurs, mais les chasseurs n'oublient pas le gibier.
Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer.
Le cri de détresse d'un seul gouverné ne vient pas à bout du tambour.
Le sot fatigue plus qu'une montagne, à escalader.
Un énorme éléphant n'a pas toujours d'énormes défenses.
Le ciel n'a pas deux soleils, le peuple n'a pas deux souverains.
On peut être une bonne bête, mais on n'est jamais bon quand on est sot.
Si tu supportes la fumée, tu te réchaufferas avec la braise.
On ne prend pas un hippopotame avec un hameçon.
Colère de mère ne passe pas la nuit.
La vache qui reste longtemps en place, s'éloigne avec une fléchette.
La civette dépose ses ordures, à la source où elle a bu.
Rare et merveilleux n'étonne pas plus qu'une semaine.
L'enfant qui a grandi trait les vaches de son père.
Dans l'oeil du vieillard se trouve le chemin de la vie.
Les larmes d'un vieillard coulent dans son coeur.
Qui a l'habitude de marcher, se fatigue s'il s'assied.
Ce que tu donnes aux autres, tu le donnes à toi même.
Le monde a beau changer, le chat ne pondra jamais.
On tarde à grandir, on ne tarde pas à mourir.
On ne met pas les vaches dans tous les parcs que l'esprit construit.
Un seul chagrin ne déchire pas le ventre en une seule fois.
Le bélier porte des cornes comme son père.
Qui t'a donné, ne fut-ce qu'un peu, t'a épargné de voler.
L'emprunt n'est pas un don.
Au lieu de planter la vilenie, plante plutôt une bananeraie.
Celui qui t'empêche de te battre, donne-lui une récompense.
La chèvre morte est un malheur pour le propriétaire de la chèvre ; mais que la tête de la chèvre soit mise dans la marmite n'est un malheur que pour la chèvre elle-même.