Les enfants sont à ceux qui les rendent meilleurs.
Vus de face, le lièvre et l'âne se ressemblent, cependant ils n'ont aucun lien de parenté.
Il ne suffit pas d'observer et de décrire le monde, mais il faut le transformer par l'activité humaine.
A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse.
Un homme ne doit se mirer que dans les yeux d'un adversaire, et seulement pour une question d'honneur.
Pour que le chemin ne soit pas mangé par l'herbe, il faut plusieurs va-et-vient.
Le crapaud et tout ce qu'il contient, appartient au martin-pêcheur.
Un homme ne doit pas toujours sentir la savonnette ou l'eau de Cologne. C'est signe de paresse.
L'âne est bien patient, mais à tirer sur sa queue, il y a une limite.
Le commissionnaire est un esclave qui doit livrer un message et aussi en rendre compte : esclave, il l'est deux fois.
On ne peut convaincre un homme qui dort.
On trouve plus de certitude sur un visage que dans les paroles.
Certaines langues savent donner au mot la charge meurtrière d'une flèche décochée de près.
Rare est le bonheur, et il n'est jamais trop tard pour l'apprendre aux hommes.
L'insensé est tout à l'instant, il ne voit pas l'avenir. Le chanceux aura sa part. Celle du téméraire sera confisquée et dispersée.
Il y a trois sortes de fils : l'enfant qui ne vaut pas son père, celui qui se hisse à son niveau et celui qui le surpasse.
Défier le pouvoir, c'est braver la faim et la soif.
Une chose réussit toujours au détriment d'une autre.
Le coq a un bec trop petit pour souffler dans une trompette.
Plus il est vieux, plus le bouc claironne sa virilité pour s'en convaincre.
La mère et l'enfant s'entendent tel le mil et le sac.
On va en enfer pour ne pas avoir froid.
Un effronté de bouc vint voir une vipère cornue couchée sous un arbre et lui demande : "De quoi vis-tu toi qui est toujours à la même place ?" - "Je vis de ce qui passe à ma portée et surtout de patience."
Qui veut succéder au chef ou avoir une certaine influence sur lui, doit épouser une de ses filles.
L'histoire est remplie des dépouilles de vérité devenues caduques.
Une bouche doit-elle siffler quand une autre le lui ordonne ?
Tout ce qui est partagé s'amoindrit, sauf l'amour.
A-t-on jamais vu l'hyène refuser de la viande ? L'a-t-on jamais vue l'offrir ?
On ne peut avoir le passé, le présent et l'avenir d'une femme.
Si tu vois la poule suivre les porteuses d'eau, c'est que bien souvent, elle ignore où sont les pileuses car la poule a besoin de si peu d'eau pour vivre.
Les larmes diminuent l'intensité de la colère.
Les pires des hommes avisés sont ceux qui entourent les chefs.
Lorsque le miroir te dit des choses désagréables, remets le dans ta poche.
La vertu triomphe toujours de la misère.
Un émissaire est un esclave qui ne recouvre sa liberté qu'après avoir livré son message.
Quand on accouche d'un serpent, on le noue autour de sa taille.
Pour longue que soit la route, elle conduit toujours en un lieu habité.
On ne doit jamais acheter un bonnet sans l'avoir essayé.
La parole, c'est comme les galettes de mil. Il faut les prendre les unes après les autres jusqu'à la dernière sur laquelle sont posées toutes les autres, Et la dernière, c'est la vérité.
Le courtisan rajoute à ce qu'il a vu pour plaire.
Les larmes méprisent leur confident sinon j'aurai pleuré, car pleuré c'est être consolé.
Le ventre ne connaît que ce qui se renouvelle.
Un homme est ce qu'il est, non ce qu'il était.
Les meilleurs chefs sont ceux qui s'entourent d'hommes avisés.
Qui pleure se console.
Vivre, c'est s'endetter envers l'avenir.
Là où boivent les boeufs, il n'y a pas de calebasses.
Tout ce qui est, accouche d'un petit.