Vous pouvez voir ma décision soit comme un facteur distinctif, soit comme une limitation. Je ne pense pas que ce soit une limitation.
Le savoir n'est pas comme la monnaie, qui reste physiquement intacte même à travers les plus infâmes échanges : il est plutôt comme un habit superbe qui se râpe à l'usage et par l'ostentation.
Les gens ont peur de leur propre époque mais en même temps ils la désirent, et ne veulent pas en être dépossédés.
Les événements paraissent tristes, agréables ou pénibles, non parce qu'ils le sont en réalité, mais parce que nous croyons qu'ils le sont et que la lumière sous laquelle nous les regardons dépend de notre propre jugement.
La popularité ne me dérange pas. Cela témoigne de l'affection et de la compréhension du public.
Heureuse la nation où les lois ne seraient pas une science !
Éliminez le superflu.
Savez-vous pourquoi Mme Bresso est toujours de mauvaise humeur ? Parce que le matin quand elle se lève et se regarde dans le miroir pour se maquiller, elle se voit. Et comme ça sa journée est déjà gâchée.
Vous ne pouvez pas simplement acheter des choses pour la marque - c'est ridicule.
Si les gens en Grande-Bretagne connaissaient la nature et la disposition du peuple néo-britannique ainsi que nous, ils ne trouveraient pas tant d'amis en Angleterre que je suppose qu'ils le font.
Qu'est la vérité, en effet, sinon ce qui est évident pour tout le monde et considéré comme inattaquable ?
Il s'agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l'air d'avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante...
Tout ce qui survit d'élémentaire dans l'homme moderne revient irrésistiblement à la surface : ces molécules pulvérisées se regroupent suivant des principes qui correspondent à ce qui subsiste d'essentiel dans les couches populaires les plus profondes.
N'est véritablement sauvé que celui qui n'a jamais été en péril.
La planète théâtre se renouvelle à chaque génération.
L'instruction accroît la valeur innée.
La république de Platon est un genre de pamphlet contre Hollywood.
Je suis sympa, je suis bourré de fric ; la légende dit que je m'y connais, et les filles se disent : Il est vieux et riche, il va bientôt mourir et je pourrai hériter de la totalité de ses biens.
Nous en étions donc arrivés à l'acceptation de notre mode de vie. Peut-être les psychiatres nous avaient-ils mis, sans le vouloir, en contact direct avec la divine providence car nous avions appris à considérer tout ce qui nous était donné comme un don du ciel, électrochocs inclus.
Rien ne se nourrit de lui-même comme le fait la libéralité.
Il avait un arrangement très bon par Herbie Hancock, mais il a utilisé des morceaux existants.
On n'obtient rien sans application et sans sacrifices.
Le simple fait d'exister est une drogue très puissante, il ne s'agit que de ne s'y opposer en rien, de se laisser aller. Et on s'enfonce dans un délire paradisiaque.
Une république trop vaste ne se garantit du despotisme qu'en se subdivisant et s'unissant en plusieurs républiques confédérées.
L'habit de pèlerin est une lettre de change à vue tirée sur tous les dévots.
Les lois qui défendent le port d'armes ne désarment que ceux qui n'ont aucune intention criminelle, tandis que ceux qui ont le courage de violer les lois les plus sacrées et les plus importantes ne sauraient respecter des prescriptions purement arbitraires, sans grande portée et qu'il est facile de transgresser impunément.
Pour donner la vraie science du mouvement des oiseaux dans l'air, il est nécessaire d'établir d'abord la science des vents, laquelle explique les mouvements de l'eau et elle-même. Et cette science fera échelle pour venir à la connaissance des volatiles dans l'air et le vent.
Tout est détourné de son propre cours. Dieu soit loué, moi, en ces temps-là, j'acquis de mon maître l'envie d'apprendre et le sentiment du droit chemin, qu'on garde quand bien même la sente serait tortueuse.
Avant d'écrire sur les volatiles, fais un livre des choses insensibles qui descendent dans l'air sans le vent (autrement dit les lois de la pesanteur et de la chute des corps) et un autre de celles qui descendent avec le vent (autrement dit les lois de la résistance de l'air et de l'aérodynamique).
Tâche de pouvoir dire, un jour, que tu as joui de la vie.
Vous voyez dans Once Upon a Time in the West, tout le film tourne autour d'elle [Claudia Cardinale]. Si vous la sortez, il n'y a plus de film. Elle est le moteur central de tout ce qui se passe.
Mieux vaut être seul que d'être avec des scélérats.
Je suis incapable de dire non. Heureusement, je suis un homme et non une femme.
Les tours les plus hautes font les plus hautes chutes.
Ce qui plaît au monde n'est qu'un songe rapide.
Quand on a aucun avenir, la haine vient d'instinct.
Ou se rebeller ou trahir, on ne nous laisse guère de choix, à nous les simples.
De nos jours, nous n'avons vu de princes accomplir de grands résultats que ceux qu'on a tenus pour avares.
Il n'est coeur assez dur pour ne pas s'entrouvrir.
Quand je ne compose pas, j'y pense..
Si cette dépouille extérieure de l'homme te parait merveilleusement ouvragée, considère qu'elle n'est rien, auprès de l'âme qui l'a formée. En vérité, quel que soit l'homme, c'est toujours quelque chose de divin qui l'homme incorpore.
Je ne vois pas l'Amérique autrement qu'avec les yeux d'un Européen. Cela me fascine et me terrifie en même temps.
Vous savez qu'on peut être hanté par le remords toute sa vie, non pas pour avoir choisi l'erreur, dont au moins on peut se repentir, mais pour s'être trouvé dans l'impossibilité de se prouver à soi-même qu'on n'aurait pas choisi l'erreur.
Si c'est un mal que d'interpréter les lois, c'en sera un sans doute qu'elles soient obscures, puisqu'elles auront alors besoin d'interprétation ; ce mal sera bien plus grand si elles ne sont point écrites en langue vulgaire.
Le public américain est un public très spécialisé.
A mesure que les supplices deviennent plus cruels, les âmes s'endurcisssent, semblables aux fluides qui se mettent toujours au niveau de ce qui les entoure, e, malgré toute leur passion, après cent ans de curautés, elles ne s'effraient pas plus de la roue qu'autrefois de la prison.
Ce n'est peut-être que la gloire que nous recherchons ici, mais je me persuade que, tant que nous restons ici, c'est bien. Une autre gloire nous attend au ciel et celui qui y parviendra ne voudra même pas songer à la renommée terrestre.
L'homme en masse n'a pas de cervelle.
Un artiste doit se poser certaines questions, se soucier de ses contemporains
Cher Adso, il ne faut pas multiplier les explications et les causes sans qu'on en ait une stricte nécessité.