Éliminez le superflu.
Le superflu ? C'est comme une bible au Ritz.
Ecoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes ; soyez attentifs à ce que vous dites, afin de ne rien dire de superflu ; alors, vous commettrez rarement des fautes.
Qui attend le superflu pour donner aux autres ne leur donnera jamais rien.
Ce que je sais à soixante, je le savais aussi bien à vingt. Quarante ans d'un long, d'un superflu travail de vérification...
Le superflu est le premier des besoins.
Les parures du superflu sont à l'origine de la destruction de ce qui vit.
La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire.
Le superflu devient avec le temps chose très nécessaire.
Ce n'est pas un mince bonheur qu'une condition médiocre : le superflu grisonne plus vite, le simple nécessaire vit plus longtemps.
Celui qui n'a rien désire peu de choses ; celui qui ne commande à personne a peu d'ambition. Mais le superflu éveille la convoitise : plus on obtient, plus on désire.
Ce qui détruit la planète, c'est le superflu qui n'a pas de limite.
Il suffit d'une promenade au milieu de la nature, s'arrêter un moment pour écouter, s'écouter, se déshabiller du superflu et comprendre qu'il ne faut pas grand-chose pour bien vivre.
Le superflu des riches devrait servir pour le nécessaire des pauvres, mais tout au contraire, le nécessaire des pauvres sert pour le superflu des riches.
Pour qu'un châtiment produise l'effet voulu, il suffit qu'il surpasse l'avantage résultat du délit ; encore faut-il faire entrer en ligne de compte la certitude de la punition et la perte du profit escompté. Tout ce qui va plus loin est superflu et porte la marque de la tyrannie.
L'inutile et le superflu sont plus indispensables à l'homme que le nécessaire.
Le luxe absorbe tout : on le blâme, mais il faut l'imiter ; et le superflu finit par priver du nécessaire.
Qui attend le superflu pour donner aux pauvres ne leur donnera jamais rien.
L'homme est l'animal pour lequel seul le superflu est nécessaire.