Si je devais couper les ponts avec tout ceux qui m'ont déçue il ne resterait plus grand monde.
Nous ne voulons pas d'une Amérique fermée au monde. Ce que nous voulons, c'est un monde ouvert à l'Amérique.
Une pièce de théâtre doit être le lieu où le monde visible et le monde invisible se touchent et se heurtent.
Le monde ne vaut que par les extrêmes et ne dure que par les moyens. Il ne vaut que par les ultras et ne dure que par les modérés.
La « fibre morale ». Voyons, c'est quoi au fond, la « fibre morale » ? Avant, je croyais que c'était toujours dire la vérité, se montrer généreux, donc à la base, se prendre pour un putain de scout. Mais maintenant je vois les choses [...] ► Lire la suite
Un homme sensé juge par les actions, et non pas par les paroles.
Je manque d'indulgence, mais si on était indulgent à 20 ans, où irait le monde ?
Il faut bien qu'un homme ait quelqu'un ou quelque chose à attraper et à brimer afin qu'il puisse s'empêcher de découvrir qu'il ne vaut lui-même rien.
Le monde n'existe pas, il se crée simplement à chaque instant. L'impression de continuité résulte du manque d'invention.
Heureusement que le monde va mal ; je n'aurais pas supporté d'aller mal dans un monde qui va bien !
L'homme suit les voies de la Terre, la Terre suit les voies du Ciel, le ciel suit les voies de la Voie, et la Voie suit ses propres voies.
L'humanité est comme un homme qui dort et fait un cauchemar. Ce cauchemar s'appelle l'histoire.
Je sais que le monde attend de moi des superpuissances et ce sera une grande déception.
Apparu, disparu, c'est toute l'histoire d'un homme, comme celle d'un monde et celle d'un infusoire.
Sur le dos du Mont Cygne, le grand oiseau prendra son premier vol. Et il remplira de sa gloire toutes les écritures. Louange éternelle au nid où il naquit.
Remonter le fleuve, c'était comme voyager en arrière vers les premiers commencements du monde, quand la végétation couvrait follement la terre et que les grands arbres étaient rois.
N'importe quel objet peut être un objet d'art pour peu qu'on l'entoure d'un cadre.
Les écrivains posent un problème. Si ce qu'un écrivain écrit est publié et se vend comme des petits pains, l'écrivain se dit qu'il est génial. Si ce qu'un écrivain écrit est publié et se vend moyennement, l'écrivain se dit qu'il [...] ► Lire la suite
Un beau parleur, c'est un homme qui jongle très bien avec des boulets vides.
C'était une jeune fille d'aujourd'hui, c'est-à-dire, à peu près, un jeune homme d'hier.
Les livres ne ressuscitent pas les morts, ne métamorphosent pas un idiot en homme raisonnable, ni une personne stupide en individu intelligent. Ils aiguisent l'esprit, l'éveillent, l'affinent et étanchent sa soif de connaissance.
Les cieux sont comme un livre où tout homme peut lire.
Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons.
Le monde conserve encore assez de beauté pour en garder l'espérance.
Nous avons à vivre non point dans un monde nouveau dont il serait possible au moins de faire la description, mais dans un monde mobile, c'est-à-dire que le concept d'adaptation doit être généralisé pour rester applicable à nos sociétés en accélération.
Il n'y a au monde que deux classes d'hommes : ceux qui ont et ceux qui gagnent. Les premiers se couchent, les autres se remuent.
Personne ne croit aux experts, mais tout le monde les écoute.
Les sentiments les plus merveilleux sont ceux qui nous agitent un peu confusément : la pudeur, l'amour chaste, l'amitié vertueuse, sont pleines de secrets.
La terre seule me rassure, quelle que soit la part de boue qu'elle contient.
La mort, c'est un peu comme une connerie. Le mort, lui, il ne sait pas qu'il est mort. Ce sont les autres qui sont tristes. Le con, c'est pareil.
Dans cette bataille qui s'engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance.