On naît, on vit, on meurt... Mais pas essentiellement dans cet ordre.
On ne meurt qu'une fois, et c'est pour si longtemps !
On ne meurt jamais, on ne fait que changer de nature comme on change de culottes et la fin d'un être est toujours le commencement d'une nouvelle forme de vie.
On meurt dans l'état précis où on est né : avec des mains faites pour saisir et incapables de serrer.
Qui vit dans les roses doit chercher ses amis dans les épines.
Votre vie n'est pas à vous, elle n'est pas votre bien, et celui qui vit dans l'instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d'intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais.
Et finalement... cette question... le mystère... Qui raconte l'histoire de qui... Qui lève le rideau... Qui choisit les pas que nous allons danser... Qui nous rend fou... nous cingle de coups de fouet et nous acclame dans la victoire quand [...] â–º Lire la suite
L'homme ne vit pas cent ans et se fait du souci pour mille.
Un pilote vit dans un monde de perfection ou ne vit pas.
Le clergé, tout autant que la classe capitaliste, vit sur le dos du peuple, profite de la dégradation, de l'ignorance et de l'oppression du peuple.
Et meure Pâris ou Hélène,Quiconque meurt, meurt à douleur.Celui qui perd vent et haleine,Son fiel se crève sur son coeur.
Pitié pour la graine que le vent a jetée sur les pierres calcinées et qui meurt dans les tourments en serrant contre son coeur un message inentendu ! Pitié pour la semence qui vient de tomber sur la terre grasse, et qui n'en a pas fini avec ce monde incohérent !
L'homme meurt une première fois à l'âge où il perd l'enthousiasme.
Chacun d'entre nous vit dans son petit cosmos, avec ses propres catégories et classifications.
Ici on vit d'injustice et d'eau fraîche.
L'homme qui a des épreuves, accroît son savoir ; celui qui vit sans épreuves, accroît ses fautes.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
Il faut accepter le risque, sinon on ne vit plus.
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
La poésie vit d'insomnie perpétuelle.
Dans une révolution, on naît cent fois, et on meurt des milliers de fois.
L'on vit de ce que à quoi l'on renonce.
Le bon ordre rend les hommes hardis, et la confusion, les lâches.
Ce n'est pas un mince bonheur qu'une condition médiocre : le superflu grisonne plus vite, le simple nécessaire vit plus longtemps.
Ne vit dans les tourments que celui qui comprend.
Quand on vit et que tout va bien, on ne se rend pas compte de ce qu'on peut perdre.
Le risque, c'est la vie même. On ne peut risquer que sa vie. Et si on ne la risque pas, on ne vit pas.
À l'intérieur de chacun de nous il y a quelque chose qui vole et s'appelle l'âme et quand on meurt, on n'est jamais réellement mort, et quand on vit on n'est jamais vraiment vivant.
Les dictateurs naissent dans les maisons où on n'ose pas donner à un ordre à la bonne.
La diversité des sujets dont j'ai à entretenir le public, l'incertitude même où je suis de savoir dans quel ordre je publierai mes mémoires, m'a imposé la nécessité de choisir un titre généralement applicable à tout, et celui d'Opuscules physiques [...] â–º Lire la suite