Aujourd'hui, et bien c'est le jour de mon 111e anniversaire ! Mais hélas 111 ans ce fut un temps trop court à passer en compagnie de si excellents et si admirables hobbits... Je ne connais pas la moitié d'entre vous autant que je le voudrais, mais j'aime moins la moitié d'entre vous à moitié moins que vous ne le méritez !
Cette réplique est prononcée par Bilbon Sacquet lors de sa fête d'anniversaire pour ses 111 ans. Littéralement, il commence par annoncer son âge, soulignant qu'il considère ce temps comme «trop court» au vu de la compagnie des Hobbits présents. La deuxième partie, la plus célèbre, est une formule d'adieu et d'affection : «Je ne connais pas la moitié d'entre vous autant que je le voudrais, mais j'aime moins la moitié d'entre vous à moitié moins que vous ne le méritez !» C'est un jeu de mots complexe et ironique pour exprimer à la fois un regret de ne pas connaître tout le monde intimement et, paradoxalement, une affection profonde pour même ceux qu'il connaît moins, exprimée de manière déroutante pour un effet comique et dramatique.
Symboliquement, la réplique illustre le sentiment de l'éphémère de la vie, même prolongée. L'âge de 111 ans, un âge remarquable, est présenté comme insuffisant face à la richesse des relations humaines (ou hobbit). L'énoncé paradoxal sur l'amour et la connaissance symbolise la difficulté d'exprimer des sentiments profonds et nuancés. Il traduit le désir de Bilbon de se libérer des contraintes sociales et des attentes, choisissant un départ théâtral et énigmatique plutôt qu'une simple expression de gratitude.
La phrase est souvent citée pour son côté spirituel et ironique, en particulier dans les contextes suivants :
L'idée principale à retenir est que le temps est précieux et que les relations humaines (ou d'amitié) sont la plus grande richesse. Même une longue vie semble trop courte pour apprécier pleinement ceux qui nous entourent. Il encourage à la fois la sincérité des sentiments (même exprimée de manière tordue) et un certain détachement joyeux face aux conventions.
Cette réplique est tirée du roman Le Seigneur des Anneaux (The Lord of the Rings) de J.R.R. Tolkien. Dans le livre, elle apparaît dans le premier chapitre de La Communauté de l'Anneau, lors du «Magnifique Festin d'Anniversaire» de Bilbon et de Frodon. Elle a été fidèlement adaptée dans le scénario du film de Peter Jackson.
La scène se déroule lors de la fête du 111e anniversaire de Bilbon à Cul-de-Sac (Bag End), dans la Comté. C'est un événement joyeux et grandiose, marqué par l'arrivée de nombreux Hobbits. Bilbon prononce ce discours, qui semble d'abord être un simple toast, mais qui se termine par une révélation choc : il annonce son intention de partir immédiatement pour un dernier voyage. La phrase sert de point culminant à son discours, juste avant qu'il n'enfile l'Anneau Unique et ne disparaisse, choquant l'assemblée.
La réplique est fortement liée à la personnalité de Bilbon Sacquet. Elle reflète :
Cette scène et cette réplique introduisent plusieurs thèmes centraux du film :
La réplique a un impact émotionnel fort car elle est l'adieu inattendu d'un personnage aimé. Elle mélange habilement la joie de l'anniversaire et la tristesse du départ. Culturellement, la phrase est devenue une citation culte, souvent reprise pour son côté à la fois philosophique et amusant. Elle symbolise la magie de la Comté et le moment charnière qui lance toute l'épopée du Seigneur des Anneaux.
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