Abandon. Anesthésie du refus.
Il y a de l'humilité dans l'avare ; et le secret de cette humilité, c'est le refus d'humiliation.
La recrudescence des psychoses et des névroses n'a peut-être pas d'autre origine que le refus de mettre les morts à leur place.
Le fait de donner Dieu comme réponse à toutes les question peut paraître un refus de poser les questions.
En communication, la familiarité entraîne l'apathie.
La liberté, ce n'est pas la liberté de faire n'importe quoi, c'est le refus de faire ce qui est nuisible.
Tout refus de communiquer est une tentative de communication ; tout geste d'indifférence ou d'hostilité est appel déguisé.
Des faveurs trop facilement accordées sont peu propres à nourrir longtemps l'amour : il faut mêler à ses douces joies quelques refus qui l'irritent.
Le plus gros abandon de souveraineté, c'est celui de la souveraineté monétaire.
C'est vrai, perdre ce dont on rêve est tragique, mais réaliser ses rêves, je pense qu'on ne peut rien souhaiter de mieux. Cette année j'ai rêvé de trouver l'amour, de plonger mon âme dans une autre, réveiller un coeur anesthésié [...] â–º Lire la suite
Les gens qui parlent de révolution et de lutte de classe sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qui est subversif dans l'amour et ce qui est positif dans le refus des contraintes, ces gens ont un cadavre dans la bouche.
La crainte frissonnante de vivre vaut mieux que le refus de vivre.
La solitude qui fut celle de Camus, sa détestation du spectacle mondain ou littéraire, mais aussi son refus de tous les systèmes qui enferment l'homme sont des aspects qui le rendent contemporain.
Le refus de se résigner peut stopper la machine grinçante du malheur et la lancer sur d'autres rails.
C'est de nos esprits, pas de nos gènes, qu'est issu notre refus de la loi de la nature. Cela a été notre choix, non pas un élan instinctif, qui nous a amené à remplacer la sélection naturelle par la moralité. [...] â–º Lire la suite
Ce faisant, la télévision nous anesthésie plus le coeur qu'elle ne nous ouvre les yeux.
Il a été décidé qu'on reparlerait, dès les petites classes, d'éducation civique, d'honnêteté, de courage, de refus du racisme et d'amour de la République. Il est dommage que l'école ne soit fréquentée que par les enfants.
Le non de quelques-uns plaît davantage que le oui des autres. Le refus accompagné de douceur et de civilité satisfait davantage un bon coeur qu'une grâce qu'on accorde sèchement.
Dans une relation saine, la vulnérabilité est merveilleuse. Elle conduit à une intimité accrue et à des liens plus étroits. Lorsqu'une personne en bonne santé se rend compte qu'elle vous a fait du mal, elle éprouve des remords et se [...] â–º Lire la suite
J'ai le coeur anesthésié par la peur de souffrir.
Le principal fléau de l'humanité n'est pas l'ignorance, mais le refus de savoir.
L'amitié reprend rarement son premier abandon lorsqu'elle a été une fois lésée : les jours qui suivent les orages sont ordinairement froids.
Tout cela m'a permis de comprendre que lorsqu'on veut quelque chose, il ne faut pas hésiter à le demander. Qu'est-ce qu'on risque ? Un refus mais c'est tout.
En tout pays, chacun renâcle devant certaines contraintes du progrès. Mais dans les pays polycentriques, ce refus est surmonté : les récalcitrants ne peuvent s'en prendre à personne d'une évolution qui est celle de l'époque; elle les déborde de toutes parts; elle est un défi, qu'ils relèvent.
S'il y avait quelque part une ville à taille humaine, où l'on peut garder son intimité tout en ayant une connexion très forte avec les gens, un jardin-ville, j'irais tout de suite.
La familiarité engendre le mépris... et les enfants.
L'indifférence et la négligence font souvent beaucoup plus de mal que tout le reste.
La pensée doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c'est la pensée du néant.
L'admiration est un abandon heureux de soi-même, l'envie une revendication malheureuse du moi.
Il est très difficile, quand on vit dans la familiarité bourrue de la mer, de ne point regarder le vent comme quelqu'un et les rochers comme des personnages.