Trois choses sont impossibles à acquérir : le don de poésie, la générosité, un rossignol dans la gorge.
La poésie est un exhibitionnisme qui s'exerce chez les aveugles.
La poésie est quelque chose de plus philosophique et de plus grande importance que l'histoire.
Quelles horloges étranges et merveilleuses que les femmes ! Elle font leur nid dans le Temps. Elle créent la chair qui résiste et qui lie l'éternité. Elles vivent à l'intérieur du don fait, connaissent la vraie puissance, acceptent et n'ont pas besoin d'en parler.
Réussir au théâtre sans la presse, sans les amis, ni les ennemis, sans première ni répétition générale, voilà le rêve.
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue.
Le théâtre est un foyer spirituel de la communauté humaine, le point de cristallisation de sa vie spirituelle, un espace de sa liberté et de son contentement.
La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.
Pour un ténor habitué aux rôles héroïques, Don José, ce meurtrier en puissance est à la fois une respiration et une énigme.
- Louis, je ne sais pas combien de fois il faudra que je te le dise, mais Chuck et moi ça ne peut pas marcher. - T'en es vraiment sûr ? - J'en suis sûr, tout comme lui et tu devrais [...] â–º Lire la suite
Le théâtre n'est pas muet comme est le ciné et n'est pas privé du geste comme le roman.
Quel que soit le sport et même quel que soit l'effort, le don de soi suscite toujours l'admiration.
Trois choses sont impossibles d'acquérir : le don de la poésie, la générosité, un rossignol dans la gorge.
La véritable poésie est faite d'impressions fugitives.
La preuve que le théâtre est un endroit singulier : on s'habille pour entrer dans une "baignoire".
La vie est le don propre de l'artiste : la vie seule est la marque de l'art. Où il y a un homme vivant, il y a une oeuvre d'art.
Le théâtre n'est qu'un jeu qui se donne des airs de vie.
Nous en étions donc arrivés à l'acceptation de notre mode de vie. Peut-être les psychiatres nous avaient-ils mis, sans le vouloir, en contact direct avec la divine providence car nous avions appris à considérer tout ce qui nous était donné comme un don du ciel, électrochocs inclus.
- Écoute moi bien imbécile, je vais te confier un secret que la plupart des mecs ne savent pas, d'accord ? T'es prêt ? Les femmes aiment les mots. Tu dois lui dire ce que tu ressens. Dis le, dis le encore, [...] â–º Lire la suite
Martine : Pourquoi ne restez-vous pas au lit ? Don Juan : La dernière maîtresse y resterait aussi. Or c'est la prochaine que je préfère.
- C'est un poème ? - Presque ! C'est la recette originale des spaghetti al frutti del mare...
Je n'ai pas pu convaincre mon poème de rester sage.
La poésie est mémoire, mémoire de l'intensité perdue.
Actuellement, ce qu'on appelle croissance, c'est essentiellement de détruire un espace gorgé de vie et de le remplacer par un parking de supermarché.
Entre exil et exil, le poème est boussole du cadavre qui rentre au pays.
Tête légèrement levée vers la gauche : surdité partielle... Premier angle d'attaque. En deux, la gorge : paralyser cordes vocales, étouffer hurlement. En trois, gros buveur présumé, côte flottante : dans le foie. En quatre, pour conclure, traîne la patte gauche, coup dans [...] â–º Lire la suite
La féminité est comme un poème : elle ne s'arrête pas à ce que vous voyez, mais à ce qu'elle vous laisse imaginer.
La poésie moderne, en effet, puisqu'il faut l'opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n'en laisse subsister que les assises lexicales.
L'objet brillant s'élança silencieusement, trancha la gorge de Sisupala, revint se placer dans la main de Krishna et disparu. Tout cela en un instant. Krishna venait de décapiter Sisupala, sans bouger de sa place.
Voici comment je définis le talent : un don que Dieu nous a fait en secret, et que nous révélons sans le savoir.
Les théâtreux sont de gauche pour cacher que le théâtre est fondamentalement réactionnaire. C'est-à-dire que le mot de progrès provoque parfois un fou rire dans les coulisses du théâtre. Le théâtre est un doute sur les progrès de l'humanité qui ne se contente pas de rire.