Dans la camorra, l'homicide est un geste nécessaire, comme celui de déposer l'argent à la banque, d'acheter une société ou de mettre fin à une amitié.
Tout homme qui marche agonise ; la mort suit l'homme comme sa silhouette.
La vie et la mort sont soumises à la destinée.
Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière ? On croit qu'on a le temps. Et puis, tout d'un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
C'est ma femme qui a tout monté. Je ne trouve pas d'autre explication. Elle a su mon accident, elle a cru que j'étais mort et elle a fait passer son amant pour moi.
Tromper une amitié c'est aussi pire que de tromper une liaison.
De quoi vit l'homme ? De sans cesse Torturer, dépouiller, déchirer, égorger, dévorer l'homme. L'homme ne vit que d'oublier sans cesse. Qu'en fin de compte il est un homme. Choeur : Messieurs, vous ne pouvez pas l'empêcher, L'homme ne vit que de méfaits et de péchés !
Beaucoup d'être m'aiment encore, mais désormais ma mort n'en tuera aucun.
Ce qui, en fin de compte, détermine les opinions, ce sont les sentiments, non les facultés intellectuelles.
Toute philosophie est d'une certaine façon, la fin de l'histoire.
La douceur est une énigme. Incluse dans un double mouvement d'accueil et de don, elle apparaît à la lisière des passages que naissance et mort signent.
C'est ça, la culture : c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable.
Un système de protection de la nature basé exclusivement sur l'intérêt économique est désespérément bancal. Il tend à ignorer, donc en fin de compte à éliminer beaucoup d'éléments qui manquent de valeur commerciale mais sont (dans l'état actuel de nos connaissances) essentiels à son bon fonctionnement.
La mort n'est pas un mal, l'approche de la mort en est un.
Une mauvaise chute vaut mieux qu'une fin insignifiante.
J'ai joué une scène à la fin de ma première année et c'est comme ça que j'ai été découvert.
Après la mort, il n'y a rien, et la mort elle-même n'est rien.
Tu ne connaîtras jamais la fin de l'histoire en faisant demi-tour à deux minutes de la victoire.
Qui a la tête creuse à vingt ans aura la bourse plate à trente.
Il faut rester insolent. La fin de l'insolence, c'est le début de la vieillesse.
Il convient en toutes choses de se mesurer à sa propre force, et de ne point se lier ni s'associer à de plus puissants que soi.
L'acte de mort possède sa propre sémantique, et il n'est pas indifférent de savoir de quelle façon un homme a trouvé la mort, et dans quel élément.
Quand on consière notre existence, ce n'est pas la mort qui est scandaleuse ; c'est la vie.
Quand on pense à quel point la mort est familière, et combien totale est notre ignorance, et qu'il n'y a jamais eu aucune fuite, on doit avouer que le secret est bien gardé !
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
La mort est un ennemi supérieur en ombres.
L'espérance, toute trompeuse qu'elle soit, sert au moins à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable.
La mort baptise aussi.
La fidélité est une sorte de salle d'attente entre deux trains de plaisir.
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.
Il faut dire à tout esprit naissant qu'aucune cause ne vaudra jamais la mort d'un innocent.