Théâtre. Le cimetière des fauteuils d'orchestre sous la housse. Il ne manque que des têtes.
Un comédien gagne sa vie en jouant avec les apparences, les identités, les caractères.
L'essence du drame est d'affirmer et de conclure.
La frontière est de plus en plus floue entre le cinéma tel qu'on le conçoit depuis sa création et la métamorphose qu'il est en train d'opérer.
Le théâtre dévoile la mystification que représente une certaine évidence sociale.
Le cinéma est un hymne au mensonge fondé sur la croyance que les êtres humains sont réductibles à une projection sur deux dimensions.
Le cinéma, c'est fait pour gagner de l'argent. Le théâtre, c'est l'art du comédien; le cinéma celui du metteur en scène
Qui saura peser ce qu'il entre du comédien dans tout homme public toujours en vue ?
Tout le monde ne va pas au cinéma pour changer de vie.
J'ai lu qu'on était un orchestre de bal musette, et qu'on allait rencontrer un orchestre symphonique de la Scala de Milan. Ben finalement, à l'accordéon, on se démerde pas mal.
L'art du cinéma consiste à s'approcher de la vérité des hommes, et non pas à raconter des histoires de plus en plus surprenantes.
Le théâtre c'est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue.
Une pièce de théâtre doit être le lieu où le monde visible et le monde invisible se touchent et se heurtent.
Le cinéma est un métier d'artisan, un métier qui s'apprend.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
Le théâtre est fait pour diviser, voire déranger.
Je suis arrivé au cinéma par hasard. J'en ai gardé un sentiment d'imposture.
Chacun porte au fond de lui comme un petit cimetière de ceux qu'il a aimés.
Les questions restant sans réponses au cinéma sont celles qui ont le plus d'effets sur nous.
Le drame des dictatures, c'est qu'elles donnent toute licence aux malades mentaux, aux mégalomanes, aux méchants, aux malhonnêtes gens d'aller jusqu'au bout de leur folie, de leur mégalomanie, de leur méchanceté, de leur malhonnêteté.
Les profs de théâtre c'est genre : « - Fais l'arbre ! - Mais j'en suis pas un. - Mais fais le quand même ! » Tous des pervers !
J'ai besoin de drame dans ma vie pour continuer à faire la musique.
L'on peut prévoir le jour où, le phonographe et le cinéma étant devenus les seules formes d'impression en usage, les poètes auront une liberté inconnue jusqu'à présent.
Le théâtre est une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin... Le théâtre est donc, au premier chef, un service public. Tout comme le gaz, l'eau, l'électricité.
Il y a ce qui nous manque, ce qui fait le sel de nos vies. Moi c'est le théâtre plus qu'autre chose. J'aime tellement la présence physique, de ceux qu'on connait et des autres.
Lieu du texte, lieu pluriel et contradictoire, le théâtre reste un art fragile, minoritaire par nature, trop éphémère pour modifier en profondeur le tissu social. Néanmoins, l'art du théâtre est un art profondément moral.
Je revois le plateau nu et l'immense cimetière échoué dans les labours brumeux, comme, au fond des mers, les épaves d'un naufrage innombrable.
Le cinéma ne me faisait pas rêver. Je n'ai été épatée que par des rencontres.
Je demande, pour ma part, à être conduit au cimetière dans une voiture de déménagement.
Un cinéaste, ça se demande comment va le monde. S'il ne pose pas cette question, il fait du cinéma qui se prend le pouls.
J'ajoute que tout mon théâtre tend à la dignification de la femme. Mon plaidoyer pour la femme est, vous le voyez, ancien et persévérant, et n'a pas eu de solution de continuité.