Le malheur ne m'a pas changé, je ne hais que la haine.
Si un homme parle ou agit avec un mauvais esprit, la souffrance le suit d'aussi près que la roue suit le sabot du boeuf tirant le char.
Ce qu'on appelle résignation n'est autre que du désespoir confirmé.
On est tous coupable du malheur des autres, surtout des êtres qui vivent tout près de nous.
La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connaît la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul.
L'amour est la seule déception programmée, le seul malheur prévisible dont on redemande.
L'amour, l'amitié, l'estime ne forment pas des liens aussi solides que la haine commune.
Le mal et la souffrance viennent de ce que les hommes et les femmes ne croient pas à leurs propres enchantements.
La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance.
Notre malheur n'atteint son plus haut point que lorsque a été envisagée, suffisamment proche, la possibilité pratique du bonheur.
Il n'y a pas si loin de la haine à l'amitié que de l'antipathie.
Le désespoir compose, avec l'avidité, un assez beau lyrisme.
Le théâtre doit parler des causes de la détresse humaine et des sources de la force humaine.
Toi qui souffres, ne mets pas fin à tes jours pour échapper à la misère. Pourquoi se tuer pour avoir souffert ? Sait-on jamais ce qui succède au malheur ?
Je hais les étoiles, car je regarde les mêmes que toi, mais sans toi.
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
Le malheur des gens qui ont beaucoup menti est que personne les croit lorsqu'ils disent la vérité.
Dans la plus haute souffrance a parfois lieu une paralysie de la sensibilité.
L'ambition, l'avarice, l'amour, la haine Tiennent comme un forçat son esprit à la chaîne.
Je hais les mauvaises critiques, surtout si elles sont fondées.
La loi de l'univers, c'est malheur au vaincu.
A quoi bon pleurer sur ce qui aurait pu être ?... Les hommes sont-ils donc les artisans de leur propre malheur ? Peuvent-ils se soustraire aux forces du destin ?
La haine n'est-elle pas aussi douloureuse que l'amour ? Celui qui déteste son semblable s'enchaîne à sa rancune, se fait prisonnier de son ressentiment. Il n'est plus un être libre.
Je ne réponds pas d'avoir du goût, mais j'ai le dégoût très sûr.
Les jobs à la con engendrent souvent le désespoir, la dépression et le haine de soi.
La pauvreté est un malheur insupportable.
La vie de l'homme ne dure pas cent ans, mais il porte dans son intérieur le malheur de mille ans.
Le malheur vient tout seul, le bonheur, il faut aller le chercher.
Et là où l'amour se termine, la haine commence.
On ne réduira pas les fractures françaises, on les aggravera au contraire si on persiste à trouver des justifications à la haine dont la France est l'objet.
A la toute première ligne, Sade explique que, quelque dégoût et quelque horreur qu'il éprouve à l'égard de tout ce qu'il va raconter, l'homme de lettres doit être assez philosophe pour dire la vérité.