Les images improvisent les ailes et l'espace improvise l'encre.
Si quelqu'un pense que l'amour et la paix sont un cliché qui doit avoir été laissé dans les années soixante, c'est son problème. L'amour et la paix sont éternels.
Histoire éternelle, qu'on ne croit jamais,De deux inconnus, qu'un geste imprévu, rapproche en secret...Et soudain se pose, sur leurs coeurs en fête,Un papillon rose, un rien pas grand chose, une fleur offerte....Rien ne se ressemble, rien n'est plus pareil,Mais... comment [...] â–º Lire la suite
Il faut qu'une image se transforme au contact d'autres images comme une couleur au contact d'autres couleurs. Un bleu n'est pas le même bleu à côté d'un vert, d'un jaune, d'un rouge. Pas d'art sans transformation.
La pensée n'est qu'un éclair au milieu de la nuit. Mais c'est cet éclair qui est tout.
la plume est plus forte que l'épée.
À quoi ça sert d'avoir des ailes si on ne peut pas sentir le vent sur son visage ?
Actuellement, ce qu'on appelle croissance, c'est essentiellement de détruire un espace gorgé de vie et de le remplacer par un parking de supermarché.
Ça donne des ailes une bonne petite névrose harmonieuse.
La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.
Arthur : Mais c'est pas compliqué, bon Dieu ! Y a Calogrenant à droite, Léodagan à gauche, et nous on arrive par le milieu ! Lancelot : C'est bon jusque là ? Perceval : Attendez, moi, si je me souviens bien du coin, [...] â–º Lire la suite
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d'un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d'une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
Il y a l'eau et le milieu de l'eau.
L'homme qui relit et qui tient la plume pour se corriger est plus ou moins un autre homme que celui du premier jet. Il y a deux choses que l'expérience doit apprendre : la première, c'est qu'il faut beaucoup corriger ; la seconde, c'est qu'il ne faut pas trop corriger.
Toutes les images que nous avons de la nature, c'est aux peintres que nous les devons. C'est par eux que nous les percevons. Rien que cela devrait les rendre suspects.
Diplomatie : milieu où l'on trouve énormément de planqués, sur leur diplôme assis.
Le poète pense en pièces détachées, idées séparées, images formées par contiguïté ; le prosateur s'exprime en développant une succession d'idées qui sont déjà en lui et qui restent logiquement liées.
C'était une de ces journées grises où il va se mettre à neiger d'une minute à l'autre, et qu'il y a comme de l'électricité dans l'air. Tu peux presque l'entendre, tu vois ? Et ce sac était là, en train [...] â–º Lire la suite
Se méfier de la littérature. Il faut tout écrire au courant de la plume sans chercher les mots.
Il est possible que nous portions en nous, occultes, enterrées, certaines métaphores primordiales, et que toute quête verbale n'ait d'autre but que de déchiffrer ces images antérieures.
- J'suis tombé sur ta mère. - Sérieux ? - Elle est cool. - C'est un cliché. - C'est un cliché cool alors.
Je ressens si intensément les délices de s'enfermer dans un petit monde à soi, avec des images et de la musique et tout ce qui est beau.
L'argent que je dépense pour moi peut être une corde à mon cou ; l'argent que je dépense pour les autres peut me donner les ailes d'un ange.
Je ne pense pas qu'il y ait le même espace de création pour les créateurs de mode qu'Yves. C'est donc qu'il est l'un des derniers grands génies de la mode.
Le bon critique est celui qui raconte les aventures de son âme au milieu des chefs-d'oeuvre.
Le narrateur : La règle du jeu n'a pas changé, quand nous étions gamins ce qu'on pouvait appeler taquinerie, s'appelait maintenant perversion. Vous savez ce que c'est la perversion ? C'est qu'une affaire de goût, comme la bouffe chinoise, on aime [...] â–º Lire la suite
Les individus ne reconnaissent un Dieu au-dessus d'eux que pour posséder en lui un espace infini où ils puissent étendre et étaler dans l'éternité leur individualité bornée, particulière, pitoyable...
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
Je ne vois que la photographie qui puisse, autant que le baiser, faire surgir de ce que nous croyons une chose à aspect défini les cent autres choses qu'elle est tout aussi bien, puisque chacune est relative à une perspective non moins légitime.
Il ne suffit pas d'avoir de bonnes idées, il faut agir. Si vous avez besoin de lait, ne vous installez pas sur un tabouret au milieu d'un champs dans l'espoir qu'une vache y passe.