Bénis soient les plus jeunes, car ils hériteront du déficit budgétaire de l'Etat.
D'ailleurs, parce que le vent, comme on dit, n'est pas à la poésie, ce n'est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol. Tout au contraire des vaisseaux, les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l'oiseau.
Le chemin a été long, parce que tout m'est tombé sur la tête très jeune et cela a pu être violent. Soudain, à 13 ans, vous êtes quelqu'un d'autre, on change même votre nom...
Avoir raison... Qui donc y tient encore : quelques sots.
Un médecin est un praticien qui tient sincèrement à votre infection car il ne saurait vivre sans elle.
La raison pour laquelle Milton écrivait de façon contrainte quand il évoquait les Anges et Dieu, et en toute liberté quand il évoquait les Démons et l'Enfer, c'est qu'il était un vrai Poète et donc du parti du Diable sans le savoir.
Qui comprend la réalité suprême ne regarde personne comme important ou insignifiant, car il reconnaît que toutes les âmes sont le suprême absolu.
Les pensées, les émotions toutes nues sont aussi faibles que les hommes tout nus. Il faut donc les vêtir.
Pauvres messieurs auxquels on interdit de fumer leur cigare parce que la fumée risque de réveiller le chat que la demoiselle a dans la gorge !
Mais ça s'est su assez vite, quand même. Les premières années, les journalistes ne me parlaient que de ça. C'était un peu vexant. Et puis, au fur et à mesure, comme ils ont vu que je produisais une musique originale, [...] â–º Lire la suite
Ne vous illusionnez donc pas ! Né vingt ans plus tôt, vous auriez fait du naturalisme comme tout le monde.
La société de l'information, dans sa globalité et son approche planétaire des phénomènes, porte en effet les mêmes dangers que les autres activités humaines, dont toutefois elle peut décupler les effets.
C'est très étrange, d'être plus âgé, parce que d'une certaine façon, c'est dur de posséder le passé.
Il faut pleurer, parce que c'est la seule réponse efficace à certaines contradictions plus féroces, à certaines incompatibilités essentielles de la vie, simplement enfin parce que l'injustice existe, et qu'il est vain de la nier.
Le bonheur est un état d'esprit.
L'Amérique ne sera jamais détruite de l'extérieur. Si nous faiblissons et perdons nos libertés, ce sera parce que nous nous sommes détruits.
Eh quoi ! est-il donc si difficile de laisser les hommes essayer, tâtonner, choisir, se tromper, se rectifier, apprendre, se concerter, gouverner leurs propriétés et leurs intérêts, agir pour eux-mêmes, à leurs périls et risques, sous leur propre responsabilité ; [...] â–º Lire la suite
Notre système tient parce qu'il est mobilisé de façon extraordinaire et parce que nous ne relâchons pas l'effort de confinement qui est le seul moyen aujourd'hui de permettre à nos soignants de tenir la vague. La digue tient.
La méthode veut appréhender la complexité, non la complétude, car nous sommes condamnés à l'incomplétude.
Le plaisir est éphémère, là où le bonheur est intarissable, car l'un cherche un bien-être à l'extérieur, là ou le second le cultive en lui-même en chaque instant.
Il n'y a pas d'issue au chemin, puisqu'il n'y a pas de chemin. Il n'y a pas de consolation puisque tout nous blesse et que rien ne nous fait mourir. Il n'y a que les choses devant nos yeux et la lumière sur ces choses.
Toute beauté est tragique car elle est le chant d'une privation.
Mais que savent donc faire les utopies, sinon naître et mourir ?
La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société.
Les lièvres, obsédés par leur couardise, convinrent de se suicider. Ils se transportèrent donc sur une falaise au pied de laquelle se trouvait un étang. Les grenouilles, au bruit de leurs pas, se réfugièrent dans les profondeurs de l'étang. À [...] â–º Lire la suite
Toute conquête engendre la haine, car le vaincu demeure dans la misère. Celui qui se tient paisible, ayant abandonné toute idée de victoire ou de défaite, se maintient heureux.
C'est une très belle histoire que nous vivons, puisque nous la vivons.
Si tu aimes une personne, dis-le lui, car les coeurs sont souvent brisés par les mots qui ne sont pas dit.
Il n'y a pas de place dans la haute montagne pour le fantastique, parce que la réalité y est par elle-même plus merveilleuse que tout ce que l'homme pourrait imaginer.
Je continue à travailler parce que j'apprends tout le temps quelque chose de nouveau.
Tu dis que tu appréhendes de mourir ; tu crains donc de faire une dernière fois ce que tu fais tous les jours, car tu commences à mourir dès que tu commences à vivre.