Les expériences ne devraient pas prendre froid quand on piétine dans la file d'attente, assailli de doute.
Au fil du temps, mes oeuvres me paraissent de plus en plus étrangères. Sans doute leur propre évolution est-elle la preuve tangible et indubitable de ma vie.
Le déracinement pour l'être humain est une frustration qui, d'une manière ou d'une autre, atrophie la clarté de son âme.
L'humour a besoin du doute pour circuler.
Par tout pays, la religion dominante, quand elle ne persécute point, engloutit à la longue toutes les autres.
La question du mariage et du célibat n'est que la question de savoir s'il vaut mieux être endommagé d'une façon que de l'autre.
C'est toujours ainsi : nos oeuvres représentent une période de notre existence que nous avons déjà franchie, à l'époque où nous les écrivons.
L'amour ne me pose aucune question et m'apporte un soutien sans fin.
Être adulte ou être enfant n'est pas une question d'âge mais une question d'attitude.
La narration concerne deux choses ; c'est une question de personnage et d'intrigue.
La première impression est plus fiable que la deuxième, pour une raison précise : elle est le fruit d'une bien plus longue expérience.
Être un homme est une question de naissance. Être un homme est une question d'âge. Mais être un gentleman est une question de choix.
La seule question qui concerne la santé est "qu'est-ce qu'on fait avec ?"
Le bonheur repose sur la confiance alors que l'amour exige du doute et de l'inquiétude.
Il nous arrive à la fois des événements drôles, curieux, angoissants, voulus ou non. Chacun d'eux est une maille, mailles qui formeront la chaîne longue ou courte de notre vie.
Le génie est une longue impatience.
Le niveau de consommation d'énergie est devenu, consciemment ou non, une question de "standing".
Il ne fait aucun doute que toutes nos connaissances commencent par l'expérience.
Les humains sont des créatures qui ont passé leur vie à essayer de se convaincre que leur existence n'était pas absurde.
On peut aussi bien prier une sardine, ce n'est qu'une question de foi.
Ce que les cours de nos écoles négligent presque totalement est ce qui intéresse le plus : la question de la vie.
Est-il encore permis, au pays de Voltaire, d'énoncer que le Coran, tout comme l'Ancien Testament, et sans doute un peu plus que l'Ancien Testament, est un livre chargé d'abominations ? Non. Telle est la confusion mentale dans laquelle nous baignons.
Le dix-neuvième siècle conserve durant sa plus grande partie une éducation féminine soumise aux modèles établis de longue date par l'usage, plus qu'aux modèles proposés par Talleyrand et Condorcet aux assemblées constituante et législative à l'aurore de la Révolution.
Et si je poussais une longue plainte déchirante pudiquement cachée sous la morsure cinglante de mon humour ravageur ?
La liberté se paye sans doute de désordre, mais l'on en meurt moins que de servitude.
Bien sûr, je crois en Dieu et au diable, mais ils n'ont pas besoin d'avoir des fourches et une longue barbe blanche.
L'amour est un sentiment qui, pour être honnête, a besoin de n'être composé que de lui-même, de ne vivre et de ne subsister que par lui.
Pour ceux qui n'ont pas de doute il n'est point de fausse route.
Construire des prisons est sans doute nécessaire, mais construire des logements en repensant à l'intérieur des cités tout ce qui fait la cohésion sociale, c'est plus urgent.
Un seul baiser peut réveiller plus d'émotion et de plaisir qu'une longue déclaration d'amour.
Bien sûr, vous voulez être riche et célèbre. C'est naturel. La richesse et la renommée sont ce que tout homme désire. La question est : qu'êtes-vous prêt à échanger contre cela ?