Les sens sont les organes par lesquels l'homme se met en rapport avec les objets extérieurs.
Se connecter à internet, c'est y rencontrer des centaines de gens avec qui vous n'auriez jamais eu envie d'avoir quelque rapport que ce soit.
Vous pouvez dire la grandeur d'un homme par ce qui le met en colère.
Quand quelque chose doit être fait, faites-le ! En France on regorge de bonnes idées, mais on les met rarement en pratique.
Ceux qui ne lisent pas forment un peuple taciturne. Les objets leur tiennent lieu de mots.
Après cinquante ans, l'homme ne doit user que très sobrement du coït et certains auteurs affirment que chaque rapport sexuel est une pelletée de terre qu'on se jette sur la tête.
On ne met pas ceux qui tressent les nattes avec ceux qui tissent les soieries, on ne place pas le tambour à côté du joueur de luth !
Une chose si simple, le désir sexuel et sa satisfaction, une chose si compliquée quand les subtilités du rapport amoureux s'en mêlent !
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.
Lorsque l'amour est mort, on n'a pas le droit de lui donner l'aumône. L'amitié est une aumône, par rapport à l'amour-passion.
Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être.
Monter un film, c'est lier les personnes les unes aux autres et aux objets par les regards.
Aussi infailliblement que le chat se met à ronronner quand on lui caresse le dos, aussi sûrement on voit une douce extase se peindre sur la figure de l'homme qu'on loue.
Le destin met beaucoup de hasard dans son jeu.
Quiconque se met à vivre avec des raisons, c'est qu'il est mûr pour la péripétie.
Les Designers doivent être en rapport avec ce qui se passe dans la société.
La constance d'une habitude est d'ordinaire en rapport avec son absurdité.
La joie n'existe que par rapport à la tristesse.
La vie n'a de valeur que par rapport à l'usage qu'on en fait.
Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d'une grande précision, et doter lesdits objets d'une force considérable, et même confondante.
Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi qui, suscitant en nous le pouvoir créateur, nous met tout proches de la divinité.
La fortune, pour moi, n'est que la liberté. Elle a cela de beau, de remuer le monde, Que, dès qu'on la possède, il faut qu'on en réponde, Et que, seule, elle met à l'air la volonté.
On met plus de passion à obtenir ce qu'on n'a pas qu'à conserver ce qu'on a.
Nous ne sommes en rien des objets soumis à quelque destin, mais des passagers conscients et mortels, agissant sur cette planète. Nous sommes des dépositaires et passeurs d'expériences, de savoirs, échangeant en projections leurs questionnements, leurs ambitions, leurs idées, rêves et idéaux, leurs luttes et combats pour avancer en résonances, par nos unicités partagées.
On perd le droit de parler des autres quand on se met à les connaître intimement.
L'hérédité est comme une diligence dans laquelle tous nos ancêtres voyageraient. De temps en temps, l'un d'eux met la tête à la portière et vient nous causer toutes sortes d'ennuis.
On ne met pas impunément plusieurs coqs dans une même basse-cour.
L'identité, c'est comme des sacs de plastique noir dans lesquels on enveloppe les objets précieux, mais où l'on jette aussi les ordures.
Le peintre qui dessine grâce à la pratique et au jugement de son oeil, sans le recours de la raison, est comme le miroir qui reflète tous les objets placés en face de lui sans les connaître.
Au Moyen Âge se met véritablement en place l'élément fondamental de notre identité collective qu'est le christianisme.
C'est dans ses mémoires qu'un écrivain met le moins de souvenirs.