Sitôt que les hommes sont en société, ils perdent le sentiment de leur faiblesse ; l'égalité qui est entre eux cesse, ou l'état de guerre commence.
L'hypocrisie est une respiration sans laquelle la vie en société serait impossible.
Que reste-t-il du journalisme factuel et objectif ? C'est difficile à définir de nos jours, alors que la frontière entre fiction et réalité, entre mensonge et vérité, est de plus en plus floue.
Il y a deux façons de voyager : en première classe ou avec des enfants.
Au fond, quelle différence y a-t-il entre mourir brûlé et attendre que le temps allume cet autre bûcher qu'est la vieillesse, la maladie ?
La démocratie est un sujet interne de la société en développement. Il y a des principes fondamentaux de la démocratie, et ils devraient être compris universellement dans différents pays.
Si cela entre par une oreille et que cela sort aussitôt par l'autre, c'est parce que, entre les deux, il n'y a rien pour le retenir.
L'opposition entre les dominants et les dominés fait ainsi son grand retour. Les "people" ont remplacé le peuple. L'idéologie dominante, majoritairement dans les milieux du pouvoir, de plus en plus minoritaire dans les couches populaires, renvoie comme toujours à une classe dominante.
Or toute forme est aussi une valeur ; c'est pourquoi entre la langue et le style, il y a place pour une autre réalité formelle : l'écriture.
Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat.
La société accepte des automobiles des risques qu'elle ne tolère avec aucune arme.
Les individus ne constituent une classe que pour autant qu'ils ont à soutenir une lutte commune contre une autre classe ; pour le reste, ils s'affrontent en ennemis dans la concurrence.
Il y a la même différence entre les savants et les ignorants qu'entre les vivants et les morts.
L'adolescence est le temps où il faut choisir entre vivre et mourir.
Il n'y a de société vivante que celle qui est animée par l'inégalité et l'injustice.
Avant la Seconde Guerre mondiale, je croyais à la perfectibilité de l'homme social ; qu'une structure correcte de la société produirait de la bonne volonté ; et que par conséquent vous pouviez supprimer tous les maux sociaux par une réorganisation [...] â–º Lire la suite
Il y aura toujours des gens pour faire leurs courses au milieu des bombes, valser tandis que le Titanic s'enfonce, faire l'amour pendant que le Vésuve entre en éruption.
L'art est l'opposé des idées générales... Il ne classe pas : il déclasse.
Il n'y a pas une grande distance entre la trahison de l'absence et l'infidélité
Le savoir est un outil, et comme tous les outils, son utilisation est entre les mains de l'utilisateur.
L'intérêt et la crainte sont les principes de la société et toute la morale consiste à vivre selon notre bon plaisir.
Alors que la société se montre généralement sévère à l'égard de l'échec professionnel, elle continue de manifester un certain respect pour le malheur affectif.
L'argent et la télé sont deux fléaux de la société actuelle. Il n'y a plus de dialogue.
Dans la société de l'information, personne ne pense. Nous pensions bannir le papier mais nous avons en fait banni la pensée.
Le paysan entre deux avocats est comme le poisson entre deux chats.
Une femme entre dans votre vie, c'est merveilleux ; elle en sort, c'est providentiel.
Conviviale est la société où l'homme contrôle l'outil.
La société des loisirs est coincée entre une moitié de gens qui se plaignent de trop travailler et une autre moitié qui se plaignent de ne pas travailler assez.
Je pressens qu'il y a une certaine incompatibilité, voire un choix nécessaire, entre comprendre et se faire plaisir.
Je déteste la violence. Quand je tiens une arme à feu, je sens la mort entre mes mains, mais c'est amusant de faire semblant dans les films.
Il y aura toujours des femmes trompées, des hommes trahis, le pacte conjugal n'est pas plus solide qu'un traité entre nations.