Dans la société de l'information, personne ne pense. Nous pensions bannir le papier mais nous avons en fait banni la pensée.
L'aspect le plus triste de la vie en ce moment est que la science accumule les connaissances plus rapidement que la société n'acquiert la sagesse.
La société bourgeoise se trouve à la croisée des chemins, soit en transition vers le socialisme, soit en régression vers la barbarie.
L'art social n'est plus et n'est pas encore. Aussi que voyons-nous le plus habituellement de nos jours ? Des statuaires ? Non, des fabricants de statues. Des peintres ? Non, des fabricants de tableaux. Des musiciens ? Non, des fabricants de musique; partout des artisans enfin, nulle part des artistes.
Puisque notre société privilégie le statut de consommateur à celui de citoyen, il nous appartient de transformer chacun de nos actes d'achat en bulletin de vote.
J'appelle journalisme tout ce qui aura moins de valeur demain qu'aujourd'hui.
Toute société qui n'est pas éclairée par les philosophes, est trompée par les charlatans.
L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes.
L'avantage concurrentiel d'une société ne découlera pas de l'efficacité avec laquelle ses écoles enseignent la multiplication et les tableaux périodiques, mais de la manière dont elles stimulent l'imagination et la créativité.
Une société se meurt quand les hommes y oublient de se méfier de leurs frères.
La société n'a pas voulu de nous ? Qu'elle se rassure ! On n'veut pas d'elle ! On lui fout la paix. C'est pas nous qui allons lui mettre des bâtons dans les trous.
Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites.
Il faut que les forces de gauche travaillent avec le mouvement social et les syndicats.
Conviviale est la société où l'homme contrôle l'outil.
La société n'est pas confortable à celui n'est pas sociable.
La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
L'acquisition des savoirs fondamentaux, la transmission de la culture, l'éducation aux valeurs et aux règles de la vie commune, voilà ce qu'une société doit à ses enfants.
La société étant divisée par tranches, comme un bambou, la grande affaire d'un homme est de monter dans la classe supérieure à la sienne et tout l'effort de cette classe est de l'empêcher de monter.
C'est le bulletin de vote ou la balle, la liberté ou la mort, la liberté pour tous ou la liberté pour personne.
La société dans laquelle nous sommes nés repose sur l'égoïsme. Les sociologues nomment cela l'individualisme alors qu'il y a un mot plus simple : nous vivons dans la société de la solitude.
La nature a créé des différences, la société en a fait des inégalités.
Dans une société où l'individu n'est pas reconnu, ce qui compte avant toute chose, c'est la tribu et le clan.
Internet accélère l'avènement de la société de marché, avec une poussée violente de concurrence et de compétition.
Etre socialiste, c'est travailler à une société plus juste.
Est-il indispensable d'être cultivé quand il suffit de fermer sa gueule pour briller en société ?
La généralité carcérale, en jouant dans toute l'épaisseur du corps social et en mêlant sans cesse l'art de rectifier au droit de punir, abaisse le niveau à partir duquel il devient naturel et acceptable d'êre puni.
Une société fondée sur le travail ne rêve que de repos.
Toujours le Social. Le contrat social, le sens social, l'avenir social, la souffrance sociale, le spectre social. Cette croyance à la Société est quand même la plus étrange qui ait jamais existé.
La société est comme l'eau qui bout : ce qui, hier, était au bas monte aujourd'hui en surface.
Le jour où l'on ouvrira la première maison de retraite au Maroc, notre société sera en voie de disparition.