La société politique contemporaine : une machine à désespérer les hommes.
L'homme est le seul animal qui, pour se reproduire, commence par enfoncer sa langue dans la bouche de sa femelle. Toutes les autres bêtes sans exception trouvent du premier coup quels sont les organes adéquats.
Vous avez raison d'estimer comme vous faites Monsieur de Vauban ; c'est un des hommes de notre siècle, à mon avis, qui a le plus prodigieux mérite, et pour vous dire en un mot ce que je pense de lui, [...] â–º Lire la suite
Traiter tous les hommes avec la même bienveillance et prodiguer indistinctement sa bonté peut tout aussi bien témoigner d'un profond mépris des hommes que d'un amour sincère à leur égard.
L'action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu'ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
Les hommes bâtissent leurs plus grands espoirs sur des moyens de destruction.
Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes.
La critique est un parasite de la société qui n'a aucune influence ! Les critiques sont de vieux imbéciles, incapables de faire un autre métier alors que la majorité des artistes sur le retour pourraient très bien devenir critiques !
Il y a dans quelques hommes une certaine médiocrité d'esprit qui contribue à les rendre sages.
Nul effet provenant de la raison ne peut durer toujours, parce que les désirs des hommes changent suivant les influences du ciel.
La confiance n'a plus de prix lorsqu'on la partage avec des hommes corrompus.
Avant tout, les artistes sont des hommes qui veulent devenir inhumains.
Fondez une société des honnêtes gens, tous les voleurs en seront.
L'amour ne tue pas l'amour, mais les hommes tuent l'amour.
Les hommes se gouvernent plus par caprice que par raison.
C'est la politique de Satan de plaider en faveur d'une tolérance infinie et sans bornes.
Les promesses des hommes politiques n'engagent que ceux qui les reçoivent.
Les quatre grands motifs qui poussent les hommes à l'activité sociale sont la faim, l'amour, la vanité et la peur du pouvoir.
La politique est peut-être la seule profession pour laquelle nulle préparation n'est jugée nécessaire.
La faim transforme les hommes en chiens.
Le Net est un animal qui ne dort jamais, et les Netsclaves font des nuits blanches pour le nourrir...
La société n'a pas voulu de nous ? Qu'elle se rassure ! On n'veut pas d'elle ! On lui fout la paix. C'est pas nous qui allons lui mettre des bâtons dans les trous.
J'ai connu des hommes de grand courage qui avaient peur de leur femme.
Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle.
Personne ne veut qu'on touche un point sensible, et donc une société avec tant de plaies tremble quand quelqu'un a le courage de le toucher.
Bernanos nomma le mal à venir, quitte à encourir les huées des optimistes qui espéraient trouver encore je ne sais quelle échappatoire et remuer le vent plutôt que de constater les faits, ces optimistes dont Bernanos disait qu'ils s'appliquaient à [...] â–º Lire la suite
Combien de temps tiendrons-nous le coup me demandais-je ? Combien de temps avant que l'un de nous se mette à délirer, à bafouiller devant le gamin ? Et que penserait-il alors ? Ce désert, cette solitude avait été le dernier domicile connu de [...] â–º Lire la suite
Il sied bien d'être obscur aux hommes éclairés !
Le poisson est un animal susceptible : en présence du pêcheur, il prend facilement la mouche.
La parole et l'écrit sont plus solides qu'une stèle. Un nom dans la bouche des hommes édifie dans le coeur la plus invulnérable des pyramides.
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.