Peindre n'est pas teindre.
Le génie est l'aptitude de voir les choses invisibles, de remuer les choses intangibles, de peindre les choses qui n'ont pas de traits.
À un moment de la vie, la beauté du monde devient suffisante. Vous n'avez pas besoin de photographier, de peindre ou même de vous en souvenir.
Ce n'est pas l'amour qu'il fallait peindre aveugle, c'est l'amour-propre.
Je veux peindre l'air dans lequel se trouve le pont, la maison, le bateau. La beauté de l'air où ils sont, et ce n'est rien d'autre que l'impossible.
La comédie a un grand avantage sur la tragédie : c'est de peindre les caractères ; la tragédie ne peint que les passions.
Qui peint la fleur n'en peut peindre l'odeur.
Un gros rosier se dressait près de l'entrée du jardin. Les fleurs qu'il portait étaient blanches mais il y avait trois jardiniers qui s'activaient à les peindre en rouge. Alice trouva cela très étrange et s'approcha pour les observer de plus près.
Il ne s'agit pas de peindre la vie, mais de rendre la peinture vivante.
Je regrette l'Y de l'ancienne orthographe du mot abîme. Car Y était du nombre de ces lettres qui ont un double avantage : indiquer l'étymologie et faire peindre la chose par le mot : ABYME.
Et comment peindre avec des mots sans couleurs ?
L'artiste par excellence est celui qui a pris comme matière à sculpter sa propre chair, comme toile à peindre son visage et son corps, comme terre à modeler sa pensée et ses sentiments.
Les lois de la physique c'est la toile que dieu a tissée pour peindre son chef-d'oeuvre.
Les hommes prennent les femmes pour des livres de coloriage qu'ils vont peindre à leurs nuances préférées.
Ecrire n'est pas décrire. Peindre n'est pas dépeindre. La vraisemblance n'est que trompe-l'oeil.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Le tact est une qualité qui consiste à peindre les autres tels qu'ils se voient.
Elle eut soin de peindre et d'orner son visage. Pour réparer des ans l'irréparable outrage.
Ma règle était de ne pas peindre les choses comme elles étaient. je ne copiais pas ; Je les refaisais comme les miens.
L'art est de peindre un sujet particulier avec assez de puissance pour que la généralité dont il dépendait s'y comprenne.
Si plus gens savaient comme il est facile en écrivant de créer des femmes d'une telle beauté, les peintres cesseraient de peindre et les photographes de photographier.
Pour un impressionniste de peindre de la nature n'est pas de peindre le sujet, mais de réaliser des sensations.
Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination !
Peindre, peindre, Toujours peindre Encore peindre Le mieux possible, le vide et le plein Le léger et le dense Le vivant et le souffle.
Je suis en train de peindre avec l'entrain d'un Marseillais mangeant la bouillabaisse, ce qui ne t'étonnera pas lorsqu'il s'agit de peindre de grands tournesols.
Une Vénus est bien difficile à peindre puisqu'elle porte toutes les perfections, il est à peu près impossible de la rendre véritablement séduisante.
N'importe quel imbécile peut peindre un tableau, mais il faut être malin pour le vendre.
Faut-il peindre ce qu'il y a sur un visage ? Ce qu'il y a dans un visage ? Ou ce qui se cache derrière un visage ?
Un jour Émile Zola, dont l'esprit graisseux n'est huilé que pour glisser sur les surfaces, s'avisa de peindre Huysmans. Le fantômatique « Souvarine » de Germinal est le portrait physique, ressemblant à faire peur, de ce virtuose de fascination. Mais ce n'est qu'un portait physique, le seul dont Émile Zola soit capable.
On dit, et je le crois volontiers, qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas non plus aisé de se peindre soi-même.
Écrire n'est pas décrire, peindre n'est pas dépeindre.