Peindre n'est pas teindre.
Un jour Émile Zola, dont l'esprit graisseux n'est huilé que pour glisser sur les surfaces, s'avisa de peindre Huysmans. Le fantômatique « Souvarine » de Germinal est le portrait physique, ressemblant à faire peur, de ce virtuose de fascination. Mais ce n'est qu'un portait physique, le seul dont Émile Zola soit capable.
Et comment peindre avec des mots sans couleurs ?
Le peintre ne devrait pas peindre ce qu'il voit, mais ce qui sera vu.
Si plus gens savaient comme il est facile en écrivant de créer des femmes d'une telle beauté, les peintres cesseraient de peindre et les photographes de photographier.
Si Dieu n'avait pas créé les pommes, Cézanne était condamné à peindre des compotiers vides.
Si vous faites peindre une cible sur la porte de votre jardin, vous pouvez être certain que l'on tirera dessus.
S'il n'existait qu'une seule vérité, on ne pourrait peindre des centaines de tableaux sur un même sujet.
Je veux juste faire du monde un endroit plus beau. Si vous ne l'aimez pas, vous pouvez peindre dessus !
Pour peindre les portraits, observez les modèles.
Je veux peindre l'air dans lequel se trouve le pont, la maison, le bateau. La beauté de l'air où ils sont, et ce n'est rien d'autre que l'impossible.
Lorsqu'on s'est fait peindre par un peintre célèbre, il ne reste qu'une ressource : ressembler à son portrait.
Ce qui est entre la pomme et l'assiette se peint aussi. Et ma foi, il me paraît aussi difficile de peindre l'entre-deux que la chose.
Un écrivain devrait écrire avec ses yeux et un peintre peindre avec ses oreilles.
L'art est de peindre un sujet particulier avec assez de puissance pour que la généralité dont il dépendait s'y comprenne.
Les hommes prennent les femmes pour des livres de coloriage qu'ils vont peindre à leurs nuances préférées.
La beauté maternelle est trop sainte et trop pure Pour qu'on puisse la peindre en des mots profanés.
Rien n'apaise un lecteur toujours tremblant d'effroi,Qui voit peindre en autrui ce qu'il remarque en soi.
Le génie est l'aptitude de voir les choses invisibles, de remuer les choses intangibles, de peindre les choses qui n'ont pas de traits.
Je regrette l'Y de l'ancienne orthographe du mot abîme. Car Y était du nombre de ces lettres qui ont un double avantage : indiquer l'étymologie et faire peindre la chose par le mot : ABYME.
Qui peint la fleur n'en peut peindre l'odeur.
Je suis en train de peindre avec l'entrain d'un Marseillais mangeant la bouillabaisse, ce qui ne t'étonnera pas lorsqu'il s'agit de peindre de grands tournesols.
Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales - l'âme d'un être humain - même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille du trottoir sont plus intéressants à mes yeux.
On dit, et je le crois volontiers, qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas non plus aisé de se peindre soi-même.
Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination !
L'artiste par excellence est celui qui a pris comme matière à sculpter sa propre chair, comme toile à peindre son visage et son corps, comme terre à modeler sa pensée et ses sentiments.
Il ne s'agit pas de peindre la vie, mais de rendre vivante la peinture.
Faut-il peindre ce qu'il y a sur un visage ? Ce qu'il y a dans un visage ? Ou ce qui se cache derrière un visage ?
À un moment de la vie, la beauté du monde devient suffisante. Vous n'avez pas besoin de photographier, de peindre ou même de vous en souvenir.
Ce n'est pas l'amour qu'il fallait peindre aveugle, c'est l'amour-propre.
La comédie a un grand avantage sur la tragédie : c'est de peindre les caractères ; la tragédie ne peint que les passions.