Dans le sport, l'homme reprend ses droits. Il reconquiert la discipline, la seule liberté qui soit douce.
Des verts angelisés... des roses d'anémie...L'Arc-de-Triomphe au loin s'estompe velouté,Et la nuit qui descend à l'Occident bleutéVerse aux nerfs douloureux la très douce accalmie.
Sans avoir connu les affres de la nuit, un homme ne peut savoir à quel point est douce et chère pour l'oeil et le coeur la lumière du matin.
Le processus de paix ressemble à une nuit de noces dans un champ de mines.
En golf, les règles de l'étiquette et de la bienséance sont aussi importantes que les règles du jeu proprement dites.
C'est trop facile de s'appuyer sur les autres, un jour on se retrouve dans un champ de béquilles.
La maturité de l'homme, c'est d'avoir retrouvé le sérieux qu'on avait au jeu quand on était enfant.
S'il est vrai qu'il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au Royaume des cieux, un constat s'impose : il n'y a pas de sport professionnel au paradis.
Le sport n'est pas un objet de luxe, une activité d'oisif non plus qu'une compensation musculaire du travail cérébral. Il est pour tout homme une source de perfectionnement interne éventuel non conditionnée par le métier. il est l'apanage de tous au même degré sans que son absence puisse être suppléée.
Nous ne sommes que les pions insignifiants d'un grand jeu de massacres que se livrent des politiciens et des industriels fous, sans scrupule, avides de pouvoir et d'argent...
Les deux plus belles conquêtes que l'homme ait faites sur lui-même, c'est le saut périlleux et la philosophie.
Celui qui a plongé son regard dans l'oeil vitreux d'un soldat mourant sur un champ de bataille réfléchira à deux fois avant d'entreprendre une guerre.
Chanter une chanson, faire du sport - tout ce qui divertit, et éloigne les gens de leurs propres problèmes est une bonne chose.
Cultive assidûment le champ de l'amitié, et prends soin de tes véritables amis.
Si le créateur n'avait pas placé, chez la femme, la salle de jeu si près des cabinets, on ne parlerait pas de Freud.
Choisir provoque un sentiment de satisfaction. On a tranché dans le vif de la conscience. Un nouvel ordre se profile que l'on a soi-même imaginé.
Evitez soigneusement de faire du sport : il y a des gens qui sont payés pour ça.
Le jeu de mots, méprisable en soi, peut être, au service d'une intention artistique, le plus noble des instruments quand il représente une idée spirituelle en raccourci. Il peut ramasser en une épigramme toute une critique de la société.
Pour moi, la torture serait de regarder le sport à la télévision.
Le champ du voisin paraît toujours plus beau.
Les lois morales sont les règles d'un jeu auquel chacun triche et cela depuis que le monde est monde.
Le sport ne fait pas vivre plus vieux, mais fait vivre plus jeune.
George Orwell a déjà écrit qu'une fausse croyance tôt ou tard entre en collision avec la réalité physique, habituellement sur un champ de bataille.
S'ils arrêtaient de penser que le sport professionnel est un service essentiel, ils auraient peut-être moins l'impression qu'on se moque d'eux, les amateurs.
Le regard est un choix. Celui qui regarde décide de se fixer sur telle chose et donc forcément d'exclure de son attention le reste de son champ de vision. C'est en quoi le regard, qui est l'essence de la vie, est d'abord un refus.
Le Lido a été pour moi une chose merveilleuse. On m'a mis des plumes, il fallait que je descende très doucement l'escalier et ça m'a donné une autre discipline de moi-même.
Faire l'amour c'est comme faire de la gym. Un sport comme un autre. Sauf qu'on est deux.
Il sortit. La figure du monde, déchirée,Lui parut d'une beauté autre, plus humaine.La main du ciel cherchait sa main dans le jeu des ombres,La pierre, où vous voyez que son nom s'efface,S'entrouvrait, se faisait une parole.
Le sport développe la molécule du plaisir.
Quitter ses habitudes, devenir un autre que soi par l'ivresse des facultés morales, et jouer ce jeu à volonté, telle était ma distraction.
L'indignation pourrait avoir beau jeu de nous donner bonne conscience. Pourtant, elle ne dispense pas de l'action.