La courtoisie ne coûte rien et achète tout.
À la naissance, on nous donne une étincelle de folie. On n'est rien si on la perd.
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facilité des sentiment. Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable solitude. L'amour, c'est tout [...] ► Lire la suite
Moi, je ne tourne pas les pages, je déteste cette expression simpliste, je n'oublie rien, je ne zappe pas, je ne renouvelle pas ma vie comme si rien avant n'avait existé.
Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées.
Tiens écoutez, voila ce que je lis « deux ouvriers chapelier de Marseille ont gagné le gros lots de 100 000 Franc ». Et voila ce qu'il déclare : « ils vent acheter de la rente, et vivre sans rien faire... ». Voila, c'est sa [...] ► Lire la suite
L'amour n'est significatif que parce que fragile. Le langage du coeur amoureux est délicieusement irréel, et c'est peut-être cela qui en fait la force.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
Malheur au tableau qui ne montre rien au-delà du fini... Le mérite du tableau est l'indéfinissable : c'est justement ce qui échappe à la précision.
Alain Resnais me propose Les herbes folles. Je lis le scénario, je ne comprends rien et je le lui dis. Il le prend très mal. Je n'ai donc pas tourné avec Resnais.
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.
Ce n'est pas important pour moi de mettre les gens à l'aise. Je suis difficile, mais c'est parce que j'en ai rien à foutre.
La prière du coeur peut accomplir ce que rien d'autre ne peut faire au monde.
Il n'est rien d'impossible à qui veut se venger.
On joue avec le langage comme un enfant joue aux cubes. Mais aux cubes, impossible de faire quelque chose de nouveau : on ne peut construire que des figures fixes quelle que soit la manière dont on les dispose.
Avoir un pied dans le futur Vivre les rêves qui sont les nôtres Et obéir à sa nature Puisque rien de dure vraiment...
Quand on a assez fait auprès de certaines personnes pour avoir dû se les acquérir, si cela ne réussit point, il y a encore une ressource, qui est de ne plus rien faire.
La mort du jardinier n'est rien qui lèse un arbre. Mais si tu menaces l'arbre, alors meurt deux fois le jardinier.
Il n'est rien d'égal au tabac : c'est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre.
Ceux qui ne demandent rien ont tout.
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
Le langage est aux postes de commande de l'imagination.
Il n'y a pas d'issue au chemin, puisqu'il n'y a pas de chemin. Il n'y a pas de consolation puisque tout nous blesse et que rien ne nous fait mourir. Il n'y a que les choses devant nos yeux et la lumière sur ces choses.
- Tu fumes après l'amour, toi ? - J'en sais rien baby. J'ai jamais regardé.
- Tu sais comment ils appellent un « Quarter Pounder with cheese » à Paris ? - C'est pas « Quarter Pounder with cheese » ? - Mon cul ! Ça a pas de sens « quarter pounder » avec leur système métrique. - Mais alors quoi ? - Ils [...] ► Lire la suite
Le langage figuré fut le premier à naître, le sens propre fut trouvé en dernier.
Le seul homme qui tire profit du capitalisme est l'escroc, et il devient millionnaire en un rien de temps.
L'art de savoir ne rien faire est une discipline extrêmement laborieuse.
Mais les jours passés Revivent on le sait Dans un pays que rien n'efface On garde le meilleur Tout en berçant les regrets.
Ne conseiller personne, ne rien révéler, indiquer à personne. Pourquoi hâter et favoriser le développement d'autrui ?
Vous connaissez ces insomnies que nous fait une idée fixe, debout sur notre cerveau comme le génie de la Bastille, tandis que, nous enfonçant dans notre oreiller, nous nous supplions de ne penser à rien et nous recroquevillons dans un [...] ► Lire la suite