La vie m'a appris qu'il y a deux choses dont on peut très bien se passer : la présidence de la République et la prostate.
Du côté positif, mourir est une des rares choses que l'on puisse faire aussi bien couché que debout.
Je ne vois pas un monde de demain différent du monde d'aujourd'hui. Il y a eu une accélération des techniques, mais je ne suis pas sûr que cette accélération continue au même rythme, il est bien possible qu'elle se ralentisse et que nous ayons vu des changements plus spectaculaires que ceux du prochain millénaire.
Le seul moyen de dominer les difficultés, c'est de ne pas rester là à ruminer, mais de comprendre tout ce que vous allez gagner en cherchant à vivre fraternellement les uns avec les autres.
La vie m'a tant giflé que la tête m'en tournait comme la vis d'un tabouret de piano.
Lumière pure, lumière pour elle-même, et pour ce vide en soi, pour s'inventer présent, désert et nu, offert au risque d'un soleil pâle tombant en frêle éternité dans une minute parfaite,entre deux averses ou bien tout un matin d'été.
L'estime des hommes est un bien plus sûr que l'argent.
Quand quelqu'un se rend compte que sa vie ne vaut rien, soit il se suicide, soit il voyage.
Pour moi, la non-violence n'était pas un principe moral mais une stratégie ; il n'y a aucune bonté morale à utiliser une arme inefficace.
C'est juste ça l'amour : un courant d'air chaud sur une vie glacée.
L'amour véritable subsiste jusqu'à la fin des temps et que ceux qui s'aiment sont tôt ou tard à nouveau réunis. Si quelque chose nous arrivait, je suis persuadé qu'on se retrouverait. Nos chemins se croiseraient quelque part, sans que nous [...] ► Lire la suite
C'est bien d'apprendre de ses erreurs. Il vaut mieux apprendre des erreurs des autres.
La peur d'être seul n'est bien souvent que l'horreur du vide, et il se pourrait que la solitude fût la véritable épreuve des êtres.
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
Nous ne vivons pas des temps ordinaires. La généralisation de la solitude est l'une des mutations les plus frappantes de l'époque. Je considère que les pouvoirs publics ont une responsabilité. Quand on fait le bilan des allocations, des aides de toute nature, on se rend compte qu'en réalité ils poussent les gens à vivre seuls.
Allons-nous cueillir en passant la fleur d'un jour pour gâcher à jamais l'amour de toute une vie ?
S'il est une caractéristique universelle en cette vie, c'est bien que tout finit par passer.
J'ai l'impression de vivre à une époque où il y a très peu de distinction entre le personnel et le professionnel.
La liberté est un bien immense, mais qu'on ne peut goûter qu'à la condition de vivre.
Bien nourrir fait dormir, Et bien vivre bien mourir.
Etre bien entre soi, c'est un luxe dont nous payons volontiers le prix.
Un jour les aînés ne sont plus là. Et il faut malheureusement se résoudre à vivre avec ses contemporains.
La différence entre l'intelligence et l'éducation : l'intelligence fait vivre mieux.
C'est tout de même curieux de voir combien il est difficile de parler en bien de son prochain et combien le salir est aisé.
Remarquez bien que la plupart des choses qui nous font plaisir sont déraisonnables.
La liberté et le progrès sont le but dans l'art, comme dans la vie tout entière. Si nous ne sommes pas aussi solides que les maîtres anciens, le raffinement de la civilisation a du moins élargi bien des choses.
On a tous la possibilité de faire de la politique dans sa vie quotidienne. On peut tous être un peu responsables.
La sobriété est une option heureuse qui produit une vie allégée, tranquille et libre. Le bonheur n'est pas dans la possession, dans l'avoir, mais dans l'être.
Le remords des mauvaises actions qui ont bien réussi n'a jamais étouffé grand monde.
Qui a dit que les absents avaient toujours tort ? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux que lorsqu'ils ont disparu.
On est si petit, le monde est si grand, que serait la vie sans votre maman.