Bien nourrir fait dormir, Et bien vivre bien mourir.
Il est aussi dangereux de faire du bien aux hommes que de caresser les bêtes sauvages.
Composés de mauvaises et de bonnes qualités, les hommes portent toujours dans leur fond les semences du bien et du mal.
Le sacrifice est le rôle favori des femmes, il leur sied si bien devant le monde et il leur procure dans la solitude tant de douces larmes et de mélancoliques jouissances.
Nous n'avons ni la force ni les occasions d'exécuter tout le bien et tout le mal que nous projetons.
Il vaut mieux vivre riche que mourir riche.
Tout le monde tient le beau pour le beau, C'est en cela que réside la laideur. Tout le monde tient le bien pour le bien, C'est en cela que réside le mal.
Il y a certaines chansons que je ne peux pas entendre parce qu'elles sont tellement personnelles que ça me fait mal de les écouter.
C'est marrant, je m'entends bien avec tous mes ennemis. Ce sont eux qui ne s'entendent pas bien avec moi.
La voix. Au téléphone, la voix seule qui dit tout des êtres, bien davantage que leur présence physique, car il n'y a plus cette dramaturgie - fût-elle infime - qui cache ce qu'on ne souhaite pas révéler.
La croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.
La vérité ? Un coup de couteau qui peut débrider parfois une plaie, crever un abcès.
Dans la nuit noire Tôt ou tard Va briller un espoir Et germer ta victoire.
Il faut bien que vieillesse se passe.
Le bien n'est bien qu'en tant que l'on s'en peut défaire ; Sans cela, c'est un mal.
Je sais qui vous êtes. Je sais ce que vous avez fait. Tu m'as pris mon fils ! Tu l'as laissé mourir dans cet endroit ! Tu as simulé sa mort ! On a eu des funérailles. On l'a enterré. Et maintenant vous me demandez mon aide ? Va au diable.
La terre n'est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent.
Il eut une seule mère et plus d'une mère, sans doute, mais il a bien eu sa langue maternelle, une langue maternelle, une seule langue maternelle plus une autre langue. Il peut alors dire « ma langue maternelle » sans laisser paraître, en surface, le moindre trouble.
Faut aimer son travail pour bien le faire.
L'écrivain est un homme privilégié à qui on donne le droit de traverser les barrières entre les classes sociales aussi bien que les frontières entre les pays.
J'ai beaucoup de mal à comprendre que les autres méritent d'être immortels. La chose ne me paraît indispensable que pour moi.
Je veux bien que les gens regardent leur montre quand je donne une conférence. Ce que je ne supporte pas, c'est qu'ils la portent à leur oreille pour vérifier qu'elle n'est pas arrêtée.
Les gens doivent faire ce qu'ils doivent faire. Nous ne pensons pas ou n'agissons pas tous de la même manière et c'est mal de juger les autres par nous-mêmes.
Tout se défait dans la lumière. Comprendre, c'est fracasser la nuit originelle.
L'amour est-il un art ? En ce cas, il requiert connaissance et effort. Ou bien l'amour est-il une sensation agréable, dont l'expérience est affaire de hasard, ce dans quoi l'on "tombe" si la chance vous sourit ?
Savoir reconnaître l'humain jusque dans l'inhumain. L'ignoble est souvent du noble ayant mal tourné.
Pauvre et libre plutôt que riche et esclave. Bien sûr, les hommes veulent être à la fois riches et libres, et c'est ce qui les conduit parfois à être pauvres et esclaves.
Même la nuit la plus sombre se terminera et le soleil se lèvera.
En écrivant, je modélise tous les héros après moi-même. Bien sûr, il est difficile de les rendre aussi merveilleux que moi, mais je m'approche le plus possible.
Il fut beau, dit-on. À quelle époque ? justes cieux ! car on lui donnerait bien cent ans.
La voix de l'homme est bien incapable d'offrir autre chose que des perspectives terrestres.