L'ennui n'engraisse que les sots.
Les jeunes gens disent ce qu'il font, les vieillards, ce qu'ils ont fait, et les sots ce qu'ils ont envie de faire.
Plus une calomnie est difficile à croire, plus pour la retenir les sots ont de mémoire.
La critique des sots est l'encens du génie.
Le causeur dit tout ce qu'il sait ; L'étourdi ce qu'il ne sait guère ; Les jeunes ce qu'ils font, les vieux ce qu'ils ont fait ; Et les sots ce qu'il veulent faire.
Lorsque leur vanité ou leur désir est en jeu, les hommes sont toujours plus sots que leur femme l'imagine.
Le propre des sots est de toujours juger.
Excentricité. Méthode de distinction si peu coûteuse que les sots l'utilisent pour accentuer leur incapacité.
Le public, le public !... Combien faut-il de sots pour faire un public ?
Il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que des sottes gens.
On attrape les lièvres avec des chiens, les femmes avec de l'argent et les sots avec des louanges.
Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs.
Tous les sots sont périlleux.
Le jour où l'humanité sera libérée de ses complexes, quel ennui sur la terre !
Les sots croient que plaisanter c'est ne pas être sérieux et qu'un jeu de mots n'est pas une réponse.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.
Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l'ennui, et qui préfère, s'il le faut, converser avec des sots plutôt qu'avec lui-même !
Le plus grand ennui c'est d'exister sans vivre.
Il y a des sottises bien habillées, comme il y a des sots très bien vêtus.
Les sots usent des gens d'esprit comme les petits hommes portent de grands talons.
Il n'y a pas de sots métiers. Mais que d'absurdes !
En voulant éviter un défaut, les sots se jettent dans le défaut contraire.
Il y a deux espèces de sots : ceux qui ne doutent de rien et ceux qui doutent de tout.
Les sots devraient avoir pour les gens d'esprit une méfiance égale au mépris que ceux-ci ont pour eux.
Un ennui est quelqu'un qui vous prive de solitude sans vous fournir de compagnie.
Pour moi, je ne conçois pas de finir ma vie sans faire le métier que je fais. Ma vie serait d'un ennui mortel.
Avons-nous une destinée ? Sommes-nous libres ? Quel ennui de ne pas savoir ! Quels ennuis si l'on savait !
La raison pourquoi les sots réussissent ordinairement dans leurs entreprises, c'est que ne sachant et ne voyant jamais quand ils sont importuns, ils ne s'arrêtent jamais. Or, il n'y a pas d'homme assez sot pour ne savoir pas dire : "donnez-moi cela".
Dans le monde, multiplier son ennui par celui des autres.
Les sots silencieux sont des armoires vides fermées à clef.
Le seul ennui avec la fin du monde, c'est que l'on ne peut la raconter à ses petits-enfants.