Comme on dit ordinairement : " Va ! calomnie hardiment, il en reste toujours quelque chose ... "
L'esprit humain est si roué qu'il lui arrive de faire d'une interdiction une liberté et d'une impossibilité un moyen de défense.
Quand on vit et que tout va bien, on ne se rend pas compte de ce qu'on peut perdre.
Chacun de nous possède une musique d'accompagnement intérieure. Et si les autres l'entendent aussi, cela s'appelle la personnalité.
Je ne suis pas contre la police; J'ai juste peur d'eux.
Où irions-nous, si les détenus brisant leurs chaînes ne les rafistolaient pas aussi sec pour y cadenasser leurs adversaires ?
J'attends plus rien de personne, c'est pas les beaux discours qui réchauffent quand je frissonne, si ma pensée profonde avait un intitulé, ça serait : Qu'ils aillent tous se faire enculer.
Les années ne modifient pas notre essence, si tant que nous en ayons une.
L'homme est un animal singulier. Il a reçu le don de la parole, mais l'abrite souvent sous des précautions oratoires plus ou moins subtiles. «En tout état de cause», «en revanche», «en même temps» précèdent alternativement ce qu'il va dire. [...] â–º Lire la suite
La plupart du temps, les gens ne savent même pas ce qu'ils veulent jusqu'à ce qu'ils voient quelque chose de nouveau.
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on [...] â–º Lire la suite
Vouloir jouer aux échecs contre soi-même est aussi paradoxal que vouloir marcher sur son ombre.
Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.
Aussi tout peut reprendre, l'histoire recommencer à l'endroit précis où elle s'était défaite, je rembobine à la hâte et je retisse tout, mot après mot, corps contre corps.
Si tu l'fais pas, moi, je l'fais ; si tu l'sais pas, moi, je l'sais comme si j'étais sorti d'H.E.C.
Les choses ne sont pas si douloureuses ni difficiles d'elles-mêmes ; mais notre faiblesse et lâcheté les font telles.
On a beau le saisir par les yeux, un texte reste lettre morte si on ne l'entend pas.
Un homme ne peut bien écrire s'il n'est quelque peu bon lisart.
Si une doctrine est vraie, il ne faut pas la craindre ; si elle est fausse, encore moins, car elle tombera d'elle-même.
Ne regrettez pas d'avoir été amis, de s'être aimés un peu, d'avoir connu l'unité, même si c'est fini.
On doit toujours être mal satisfait de soi-même, quelque contents que les autres paraissent de nous.
- Salut maman, salut papa ! J'ai un truc à vous demander... - Qu'est-ce que t'as bousillé ? Qu'est-ce que tu as ruiné ? Combien ça va nous coûter ?
Quand Bérénice était petite fille, dans mon désir de l'aimer, j'avais beaucoup regretté qu'elle n'eût pas quelque infirmité physique. Au moins pour intéresser mon coeur avait-elle sa misère morale.
Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.
À présent, je soupçonne que, tout comme les cerfs vivent dans la peur mortelle des loups, une montagne vit dans la crainte mortelle des cerfs. Et peut-être à plus juste titre, car si un cerf tué par des loups peut [...] â–º Lire la suite
Quand au fripon se joint le sot, l'honnête homme n'a qu'à croiser les bras. Le sot ligué avec le fripon contre lui-même est une combinaison à laquelle nul ne peut résister.
Hé, si tu lui fais du mal, j't'arracherai les nichons moi-même !
Une injustice n'est rien, si on parvient à l'oublier.
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus.
La raison et la logique ne peuvent rien contre l'entêtement et la sottise.
La notion d'"être humain" va devenir de plus en plus difficile à définir.