Je voudrais bannir les pompes funèbres : il faut pleurer les hommes à leur naissance, et non pas à leur mort.
L'absence ce n'est rien. Une table posée contre l'océan du silence, de l'encre et du papier. Tout est très fort, la nuit s'efface ou la nuit vient, je n'ai pas peur. La tête un peu penchée, je ne regarde que [...] â–º Lire la suite
Ma mère a mieux aimé mourir que de me voir et mon père, dès que je suis né, a mis tout son coeur à me détester.
Nous sommes éduqués à croire, et non à savoir. La croyance peut être manipulée. Seul le savoir est dangereux.
Un petit sanglot est juste ce que l'on doit entendre des hommes à la veille de l'éternité.
La mort n'atteint pas seulement celui qui doit fermer les yeux à jamais mais aussi les autres, tous les autres qui recevront l'horreur et l'absence en partage.
Nous sommes le rêve d'un dormeur qui dort si profondément qu'il ne sait pas qu'il nous rêve.
Dieu est ce qui survit à l'évidence que rien ne mérite d'être pensé.
Ce qui cicatrise les plaies, c'est le manque de constance de la mémoire, non le temps.
Les gens m'appellent grosse, mais je m'en fiche. Je ne veux pas mourir de faim parce que je suis belle comme je suis.
Je voudrais mourir pendant mon sommeil mais sur le matin seulement et après une bonne nuit.
En politique, rien n'est impensable.
Il ne peut y avoir de plus grand don que celui de donner son temps et son énergie pour aider les autres sans rien attendre en retour.
Au lieu de s'inquiéter de ce qui se passera demain, les hommes feraient mieux de s'interroger sur ce qu'ils font aujourd'hui.
Les hommes charmeurs font du charme à tout le monde, même à une porte !
L'ironie : cette étincelle d'intelligence dont l'humain se réclama jadis pour s'autoriser à non plus seulement craindre Dieu mais aussi à lui sourire en coin.
Mon ordinateur, j'essaie de faire tout ce qu'il me dit mais lui ne fait rien de ce que je veux.
- C'est la chambre à coucher, mais là il ne s'est jamais rien passé. - Vraiment ? Dommage...
Comment tuer la peur, me demandé-je ? Comment toucher au fantôme, comment le prendre à sa gorge de fantôme ? C'est une entreprise dans laquelle on se précipite en rêve et dont on se félicite d'être sorti comme un chien trempé, les membres frissonnants.
Cinquante ans sans guerre c'est long. Pas pour les militaires qui préfèrent mourir dans leur lit mais pour les industriels et pour les maçons.
Il y a des hommes que la bonté entraîne trop loin, comme certaines femmes la coquetterie.
La justice n'a rien à voir avec la loi, qui n'en est que la déformation, la charge et la parodie.
Il résolut de mourir. Non pas pour se tuer, mais pour cesser de vivre.
L'éducation fait de chacun de nous une pièce de machine et non pas un individu.
Il y des gens qui trouvent toujours quelque chose à ne rien dire.
Par la parole, je n'irai jamais bien loin, parce que je manque de confiance, de mémoire et de présence d'esprit ; mais ma plume a assez de dialectique pour faire honte à certains de nos hommes d'État.
A voir la manière dont on use auprès des malades dans les hôpitaux, on dirait que les hommes ont imaginé ces tristes asiles, non pour soigner les malades, mais pour les soustraire aux regards des heureux dont ces infortunés troubleraient la jouissance.
On ne gouverne bien et on ne commande bien qu'à des gens qu'on insulte librement ; qu'à des gens à qui l'on ne doit rien et vis-à-vis desquels on n'a pas à se sentir obligé.
Le mensonge est plus mortel encore que la solitude.
Les animaux ne voient la lumière du jour qu'une fois dans leur vie : au moment de leur mort ou plus exactement quelques heures auparavant, lorsque débute leur transfert vers l'abattoir. Pour beaucoup d'entre eux, les derniers pas auront été les premiers. Ne l'oubliez pas lorsque vous achetez votre jambon ou votre boeuf bon marché.
Comme les hommes aiment la justice quand ils jugent les crimes d'autrefois.