Je voudrais bannir les pompes funèbres : il faut pleurer les hommes à leur naissance, et non pas à leur mort.
Je crois que Dieu, ce sont les hommes et qu'ils ne le savent pas.
La désillusion complète m'a conduit à l'immobilité absolue. N'étant plus dupe de rien, je suis mort de fait.
Aimer et ne pas être aimé en retour est un supplice tel, que même les dieux ne l'ont pas imposé aux damnés des abysses.
N'est-ce pas le défaut naturel à tous les hommes de se plaire naturellement à parler et à raisonner sur ce qu'ils entendent le moins.
Une belle vie fait mépriser la mort, et une belle mort fait mépriser la vie.
Pour fuir les hommes faut-il donc les haïr ?
Les hommes ont ce don d'avoir des yeux et d'oublier de s'en servir.
La mort fait partie de la vie. Moi, je suis un voyant, qui dialogue souvent avec les morts. Je suis, à la fois, dans la vie et la mort.
La mort elle-même se désire, non point comme l'évasion suprême qui affranchit de la matérialité, mais comme le couronnement de la chair, son ultime réconciliation avec l'esprit.
La vieillesse est la vaseline de la crédulité. Quand la mort frappe à sa porte, le scepticisme saute par la fenêtre.
Les femmes ont horreur d'attendre. C'est un supplice qu'elles nous réservent.
Le parfait bonheur ne consiste qu'à rendre les hommes heureux.
Les hommes réunis par une passion commune créent une âme, mais aucun d'eux n'est une partie de cette âme. Chacun la possède en soi, mais ne se la connaît même pas. C'est seulement dans l'atmosphère d'une grande réunion, au contact [...] â–º Lire la suite
La presque totalité des hommes s'imagine qu'être jugé apte à quelque chose est un bien. En réalité, c'est être jugé inapte à tout ce qui est un avantage.
- C'était terrible quand j'ai perdu mon grand-père. - Ah il est mort comment ? - 2e Guerre Mondiale. - Il est mort au combat ? - Nan, il skiait dans le Vermont, c'était pendant la 2e Guerre Mondiale.
On ne communiquait pas mieux dans la mort qu'on ne l'avait fait dans la vie.
80% des hommes mariés sont infidèles aux Etats-Unis. Les autres sont infidèles à l'étranger.
Les hommes sont faux, ambitieux, vaniteux, égoïstes, et le meilleur ne vaut pas le diable, c'est bien triste.
Il faut donc que le peuple rende malades les hommes d'Etat puisque chaque jour leur honneur maigrit ; mais au moins souvent leur corps engraisse.
Lorsque l'on naît, nous ne faisons pas attention aux petits détails de la vie, mais plus la mort se rapproche, plus ces petits détails vous semblent importants à vos yeux.
Si la mort existe, elle devrait finir par mourir aussi.
La guerre n'est pas une maladie... C'est un mal insupportable parce qu'il vient aux hommes par les hommes.
Il te faudra franchir la mort pour que tu vives.
La mort n'est pas seulement la fin de la vie, elle en est le remède.
Il y aura toujours des guerres parce que les hommes aiment les guerres. Les femmes non, mais les hommes oui.
A quel moment de l'histoire les hommes ont-ils perdu leur naturel ? - Quand ils ont commencé à savoir qu'ils savaient...
La gaieté est aux hommes ce que la mélancolie est aux femmes ; mais la mélancolie est une voilette, et la gaieté est un voile plus difficile à soulever.
Nul ne connaît la mort s'il ne l'a une fois vue sur un visage adoré.
Le mort va compter les étoiles et il reviendra quand il les aura toutes comptées.
Le coeur des hommes est une bibliothèque où s'alignent les romans tragiques, les idylles, les livres gais et aussi quelques livres légers : une bibliothèque rangée sans ordre apparent, mais complète.