Nier Dieu, c'est se priver de l'unique intérêt que présente la mort.
La louange la plus haute de Dieu est dans la négation de l'athée qui trouve la Création assez parfaite pour se passer d'un créateur.
Comme le souvenir que laisse un mort est supérieur à sa vie ! Il n'y a pas des déchets.
Coma : la mort comme si vous y étiez.
S'il est vrai que je suis poète par la grâce de Dieu - ou du diable -, je le suis aussi par la grâce de la technique et de l'effort.
Assurez-vous que vous faites ce que Dieu veut que vous fassiez, puis faites-le de toutes vos forces.
La foi, ce n'est pas croire que Dieu peut, mais que Dieu le fera.
La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
Entre Dieu et le Diable, autant choisir le haut du pavé, encore que, à ce qu'on dit, la compagnie soit plus distrayante en bas.
L'amour ne peut s'apprendre dans les livres, car l'amour est un petit dieu malin qui volette, invisible, de-ci, de-la, vous assomme puis s'enfuit comme les premières hirondelles printanières.
Le garde-fou est le voile qui couvre le miroir et qui met l'âme en danger de mort imminente.
Si Dieu n'est pas marié, pourquoi parle-t-on de sa grande Clémence ?
Crois-tu que la vie soit un passage d'une mort à l'autre ? Faut-il vraiment transiter par tant de morts pour arriver à vivre ?
L'amour, c'est l'aile que Dieu a donnée à l'homme pour monter jusqu'à lui.
Pour l'écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu'à la mort : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie.
L'Assassin, fidèle amant de la Nuit, se présente devant sa maîtresse à l'épouvantement du paysage qui voit les deux figures blêmes s'accoler au milieu des fleurs d'aconit.
De l'union de "si" avec "mais", naquit un enfant nommé "plaise à Dieu que..."
Dans le possible, le croyant détient l'éternel et sûr antidote du désespoir ; car Dieu peut tout à tout instant. C'est là la santé de la foi, qui résout les contradictions.
Après la guerre, deux choix s'offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d'avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !
Idées de suicide : c'est gentil comme tout ces petites bêtes-là, et si faciles à nourrir. Elles mangent tout : des chagrins, des dents arrachées, des blessures d'amour-propre ou non, des déficiences sexuelles, des larmes pas pleurées...
Obsèques. Consolez-vous quand il ne s'agit pas des vôtres : l'oraison du plus mort est toujours la meilleure.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
Les philosophes : ils ne savent pas comment excuser Dieu ; c'est pourquoi ou bien ils le nient, ou bien ils le prouvent : ce qui revient au même. En effet au lieu de chercher d'abord à le voir, ils commencent par le concevoir.
Il faut aimer Dieu de tout son coeur, et son prochain comme soi-même.
Vous connaissez la différence entre Dieu et le père Noël ? Et bien c'est que le père Noël c'est vrai !
Parfois j'ai le sentiment que le bon Dieu a mis les femmes sur cette terre pour rappeler aux hommes l'heure des cocktails.
L'homme n'a inventé Dieu qu'afin de pouvoir vivre sans se tuer.
Le suicide est l'acte désespéré d'un être qui ne fait plus confiance ni aux médecins, ni à la guerre, ni aux transports, ni à la nature.
La seule manière de parler de rien est d'en parler comme si c'était quelque chose, tout comme la seule manière de parler de Dieu est d'en parler comme s'Il était un homme.
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
Pourquoi corriger le passé puisque nous avons le présent et, si Dieu le veut, un peu d'avenir.