Il est dans la nature humaine de goûter le malheur d'autrui, ne serait-ce que pour se donner l'illusion de son propre bonheur.
Mais l'existence de chaque chose, de toutes les choses, du monde ; la présence de quelque chose qui n'est pas toi-même, l'existence de personnes et de consciences distinctes de soi, ta propre existence, enfin, comme être individuel et fini, tout cela doit, si tu t'éveilles vraiment, t'apparaître comme intolérablement absurde.
Un mode de vie minimal a toujours procuré une sentiment de libération, la possibilité de se trouver en contact avec l'essence de l'existence plutôt que distrait par l'insignifiant.
Toute l'existence est un éternel essai de mise en bière et d'enterrement.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
Le vrai bonheur est celui que les autres ne voient pas, et donc n'envient pas.
Accepter d'être ce que l'on est, tendre à se réaliser pleinement dans le sens propre de sa personnalité, sans demander davantage, n'est-ce pas la sagesse même ?
Le bonheur repose sur la confiance alors que l'amour exige du doute et de l'inquiétude.
Le bonheur ne dépend pas de l'endroit où l'on vit, mais de la personne avec laquelle on est.
La douleur de la vie primitive sur la terre est la seule base, la seule garantie du bonheur dans la vie ultérieure, dans le ciel.
La volupté est candide comme la mort. Le plaisir et le tragique grand ont le même goût, et il est bon.
Les hamsters ne connaissent pas leur bonheur qui bénéficient des nouveaux médicaments aux effets miraculeux cinq années avant les hommes.
La passion est mieux guidée par la lumière du sentiment que par des idées suivies.
Il faut aimer toutes les âmes comme si chacune était celle de son propre enfant.
Une vie selon le monde ne peut produire dans une âme sacerdotale qu'un sentiment d'incohérence, d'incomplétude et d'écartèlement.
Le bonheur n'a jamais eu la prétention d'amuser ; il n'amuse même pas toujours ceux qu'il rend heureux.
Pourquoi les animaux ne louchent-ils pas ? C'est là encore un privilège de la nature humaine.
Chacun de nous mérite la liberté de poursuivre notre propre vision du bonheur. Personne ne mérite d'être intimidé.»
Le malheur est l'unique cause des maladies psychosomatiques et le bonheur son seul remède.
Le bonheur tient aux événements, la félicité tient aux affections.
Pour mes premiers pas, mon père m'a donné un crayon, et j'ai eu le sentiment de m'appuyer sur quelque chose. [...] Au bout d'un certain temps, j'ai compris que le dessin, l'art pouvait être une possibilité de m'en sortir.
Le fraudeur fiscal est un contribuable qui s'obstine à vouloir garder un peu d'argent pour son propre usage.
Dès qu'on voit la moindre lueur de bonheur dans ce monde il se trouve toujours quelqu'un pour la détruire.
Nul ne peut s'emparer de la foudre dans le ciel, et nul ne peut s'approprier le bonheur de l'autre au moment de l'abandon.
Vous ne pouvez pas construire une société uniquement sur des intérêts, vous avez besoin d'un sentiment d'appartenance.
Nous envions le bonheur des autres, les autres envient le nôtre.
Les choses que nous avons passent, et par leur nature éphémère même elles sont sans valeur.
L'égoïsme est cette loi de la perspective du sentiment d'après laquelle les choses les plus proches sont les plus grandes et les plus lourdes alors que toutes celles qui s'éloignent diminuent de taille et de poids.
Certaines personnes luttent pour comprendre leur propre culpabilité. Et pourtant ils sont incapables de justifier le rôle qu'ils ont joué là dedans.
De quel prix est un bonheur qu'un lendemain ne peut recommencer ?
Dieu et la Nature nous ont fait ce que nous sommes, mais à travers notre génie créateur nous faisons de nous-mêmes ce que nous voulons être.