L'orgueil est aussi fréquemment hypocrite que la modestie.
Le talent n'est presque rien et l'expérience est tout, que l'on acquiert à force de modestie et de travail.
Nous avons plus de paresse dans l'esprit que dans le corps.
La sincérité est un calcul comme un autre.
Une religion lucide est un peu celle que l'on se fait et avant tout une question de sincérité envers soi-même.
La modestie profonde qui lui faisait avoir, non point d'affaires du tout (aucun ascétisme) mais peu d'affaires-comme si elle eût voulu qu'à sa mort on n'eût pas à "se débarrasser" de ce qui lui avait appartenu.
Quand l'épouse est sage, le mari a peu de sujets de plaintes ; quand le fils est rempli de piété filiale, le coeur du père est tranquille.
Le feu : c'est sournois ; c'est comme l'amour : tout peut arriver.
La bouche parle, mais la sincérité n'y est pas.
La modestie est toujours de la fausse modestie.
Il faut que la presse paraisse, surtout pas qu'elle paresse !
Nous sommes tous victimes de notre propre orgueil de temps en temps.
Ma discrétion ne vient pas de moi, sinon des médias qui ne cherchent pas forcément non plus à aller à la rencontre d'un auteur moins connu.
Le leadership est unique en son genre, la différence se situe dans l'exercice de l'art : il y en a ceux qui l'exercent par orgueil de la vie, et il y en a ceux qui l'exercent par humilité.
Comme un gosse il était fier de voir son nom imprimé au bas d'une page et chaque articulet, il le redécouvrait avec la même surprise et le relisait avec le même orgueil enfantin.
Que la damnation puisse être éternelle suppose en fin de compte que le péché n'a point de fin.
Il savait prononcer le mot "succulent" de telle manière qu'en l'entendant on avait l'impression de mordre dans une pêche mûre.
Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu.
La paresse est un opprobre, et le travail un éloge.
La modestie rétrécit le coeur, qui ressemble alors à un petit galet extrêmement solide malgré sa petitesse ; il faut être solide pour pouvoir être sincère.
Les médias sont des instruments dont se sert le péché pour imposer à l'opinion publique des modèles de comportements aberrants.
Trop de paroles, péché certain.
La pitié sans orgueil n'appartient qu'à la femme.
Ceux qui ont le péché dans le coeur, mais la parole séduisante, ressemblent à la cruche enduite de nectar, mais pleine de poison.
La modestie est la vertu des tièdes.
La modestie ne sert pas les grandes causes.
La discrétion est la seule vertu qui souffre l'excès, sans en souffrir.
C'est par l'affection que nous manifestons à notre prochain que nous pouvons juger de la vérité et de la sincérité de notre véritable amour pour lui.
Généreuses, intrépides, enthousiastes, d'une piété exaltée, aimant le danger et aimant l'amour, auquel elles demandent beaucoup et donnent peu, elles sont surtout éprises de renom et de gloire.
La discrétion est une vertu silencieuse.
Entre la mouche et l'homme, il n'y a que la distance d'un orgueil démesuré, sacrilège, finalement illusoire et sans doute catastrophique.