Etrangleur : manuel du crime.
Tôt ou tard, quand il y a un crime à cacher, on parle trop.
Celui qui n'est pas philosophe accuse les autres quand tout va mal, celui qui commence à être philosophe s'accuse lui-même.
Je suis furieuse contre une société qui m'a éduquée sans jamais m'apprendre à blesser un homme s'il m'écarte les cuisses de force, alors que cette même société m'a inculqué l'idée que c'était un crime dont je ne devais jamais me remettre.
Et qui pardonne au crime en devient complice.
Le crime se reflète toujours sur les esprits des témoins et des proches. Il faut les considérer comme des miroirs ; le meurtrier se cache dans un des angles morts.
Un crime contre l'humanité est pardonnable ? Pas un crime contre une Société générale ou une BNP ?
Le crime ne paie pas. Le travail non plus.
Tout est dans la forme, et il n'y a entre le crime et l'innocence que l'épaisseur d'une feuille de papier timbré.
Mes ennemis jurés sont les pédophiles, les violeurs et les prédateurs. C'est inhumain ! Perpétuité !
Si vous souhaitez découvrir le coupable, cherchez d'abord à qui le crime pourrait être utile.
Qu'on assassine pour s'emparer de millions d'euros ou bien qu'on tue pour quelques centimes, le crime est le même.
Te faire épouser une cousine ou te faire épouser un cousin, c'est une violence familiale et un crime à vie dans ta vie.
L'homme est sujet à l'erreur. Mais s'il veut vraiment commettre la gaffe absolue, alors là, il lui faut un ordinateur.
Il n'y a pas de libertin un peu ancré dans le vice qui ne sache combien le meurtre a d'emprise sur les sens.
Le criminel, au moment où il accomplit son crime est toujours un malade.
Un ordinateur peut, en un clin d'oeil, commettre une erreur si monumentale qu'il faudrait des centaines de calculateurs travaillant pendant des mois pour commettre la même.
Les hommes sont toujours plus enfoncés dans la mort. Quel crime ont-ils commis pour vouloir s'en délivrer dans l'oubli ?
Ce n'est pas un crime de savoir plusieurs langues, c'est plutôt un malheur.
Ainsi l'impérialisme, tel le chasseur de la préhistoire, tue d'abord spirituellement et culturellement l'être, avant de chercher à l'éliminer physiquement. La négation de l'histoire et des réalisations intellectuelles des peuples africains noirs est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde.
Il n'y a pas de crime parfait, il n'y a que des crimes impunis, ceux dont l'imperfection n'a pas été découverte.
Un crime n'est véritablement un chef-d'oeuvre que si l'auteur reste impuni. D'autre part, l'impunité n'est complète que si la justice condamne un faux coupable.
Le jour viendra où les personnes comme moi regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent aujourd'hui le meurtre des êtres humains.
Au lieu que la folie efface le crime au sens de l'article 64, tout crime maintenant, et à la limite toute infraction, porte en soi, comme un soupçon, légitime, mais aussi comme un droit qu'ils peuvent revendiquer, l'hypothèse de la [...] â–º Lire la suite
On peut diviser les preuves d'un crime en preuves parfaites et imparfaites. J'appelle parfaites celles qui excluent la possibilité que tel individu ne soit pas coupable, et imparfaites celles qui ne l'excluent pas.
Le meurtre parfait est de pousser l'autre au suicide...
Toute pratique rituelle, toute signification mythique, a son origine dans un meurtre réel.
Le bonheur des méchants est un crime des dieux.
Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six cent ans.
Il faut rougir de commettre des fautes et non de les avouer.
La guerre est la multiplication du crime parfait.