Refouler la mort, c'est ne pas savoir vivre.
Il savait par expérience que, quand on échoue, on devient une menace pour les autres.
Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir.
Je suspecte la mort d'être infiniment plus fidèle qu'une chienne, qu'une brosse à dents ou qu'une femme.
Vous savez quelquefois on en arrive à un point où pour pouvoir tenir le coup on est obligé d'effacer l'ardoise, parce qu'on se sent comme dans une boite, pris au piège en quelque sorte et on a beau tout essayer [...] â–º Lire la suite
Au pardon qui sourit la sagesse commence ; Il n'est pas qu'équité sans un peu de clémence.
On passe notre vie entière à s'inquiéter de l'avenir, à faire des projets pour l'avenir, à essayer de prédire l'avenir... Comme si savoir à l'avance pouvait amortir le choc. Mais l'avenir change constamment. L'avenir est le lieu de nos plus [...] â–º Lire la suite
La familiarité du monde ne résulte pas seulement d'habitudes prises dans ce monde, qui lui enlèvent ses rugosités et qui mesurent l'adaptation du vivant à un monde dont il jouit et dont il se nourrit. La familiarité et l'intimité se produisent comme une douceur qui se répand sur la face des choses.
Générosité : vivre dans la rectitude, assistance à ses proches, actes sans blâme. Voilà quelle est la plus haute protection.
Nous ne vivons pas des temps ordinaires. La généralisation de la solitude est l'une des mutations les plus frappantes de l'époque. Je considère que les pouvoirs publics ont une responsabilité. Quand on fait le bilan des allocations, des aides de toute nature, on se rend compte qu'en réalité ils poussent les gens à vivre seuls.
La mort n'est pas une fin. C'est un commencement. Elle est à l'origine de toute chose : nous venons de la mort.
Le voyageur doit savoir pousser l'art de l'indécision jusqu'à ce que la chance le rattrape.
Il y a toujours deux chances pour ne pas retrouver l'ami que l'on quitte : notre mort ou la sienne.
Il est bien des choses que je veux une foi pour toutes, ne point savoir. La sagesse fixe des limites même à la connaissance.
Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons.
Mieux vaut sagesse que richesse.
L'amour est une essence, la mort est une naissance.
Il faut vivre avec soi-même, non contre soi. S'assombrir l'âme avec des chimères, c'est un péché.
Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s'il existe une différence entre rêver et vivre.
On n'a pas besoin de gravir une montagne pour savoir si elle est élevée.
La trahison est une question de dates.
J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher mais qu'il ne saurait être question de se soumettre.
L'attitude la plus juste chez un honnête homme consiste à accepter en tout savoir une part énorme d'inexactitude.
La nécessité est un mal, il n'y a aucune nécessité de vivre sous l'empire de la nécessité.
La mort n'est pas une excuse.
Il faut savoir se remettre avant de critiquer une personne.
Etre égoïste, c'est être vivant par soi-même. Etre égoïste, c'est ne pas tout rapporter à soi, c'est faire tout partir de soi, c'est être scrupuleusement original...
Le simple fait d'être est une grâce. Le simple fait de vivre est saint.
On ne peut pas faire ce métier si on est normal. Il y a longtemps que je ne me sens pas comme les autres. Il faut que j'aille mal pour savoir que je pourrais aller bien.
On ne peut pas "poser" une question car il est dans la nature de celle-ci d'être volatile et volubile et dans son rôle de frapper et de rebondir.
Ma question préférée : qu'est-ce que j'vais faire de tout cet oseille ?