La peinture s'apprend dans les musées.
La douleur est un grand maître... Elle nous apprend qu'on est vivant.
Un paysage quelconque est un état de l'âme.
La philosophie nous apprend à supporter sereinement le malheur des autres.
Le cheval apprend à se domestiquer dans un manège ; l'homme, c'est dans son ménage qu'il apprend.
On apprend à aimer un tableau dur, alors que des oeuvres plus légères se fanent vite.
On en voyait des vertes et des pas mûres. Le quotidien était une suite d'épreuves. Les dentistes n'utilisaient pas d'anesthésie, par exemple. Quand on grandit dans un environnement aussi rude, on apprend pour la vie à résister à la violence physique.
La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle.
Parfois, c'est le voyage qui vous apprend beaucoup sur votre destination.
Naître pour créer, aimer, gagner aux jeux, c'est naître pour vivre en temps de paix. Mais la guerre nous apprend à tout perdre et à devenir ce que nous n'étions pas. Tout devient une question de style.
L'écriture est la peinture de la voix.
Quand je juge l'art, je prends ma peinture et la mets à côté d'un objet créé par Dieu comme un arbre ou une fleur. Si ça jure, ce n'est pas de l'art.
L'art peut mourir, une peinture peut disparaître. Ce qui compte, c'est la graine.
L'homme sage est celui qui apprend de tout le monde.
La peinture est l'évidence figée d'une performance.
Qui est le sage ? C'est celui qui apprend de tout homme.
Chaque européen qui vient en Inde apprend à avoir de la patience s'il n'en n'a pas et la perd s'il en a.
Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n'y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens.
En Somalie, on ne porte jamais de chaussures. On apprend très tôt que nous provenons tous de la terre et que nous sommes amenés à y retourner.
Si l'on apprenait à penser comme on apprend à souder, nous connaîtrions le peuple roi.
Non, jamais dans la balance de la connaissance, le poids de tous les musées du monde ne pèsera autant qu'une étincelle de sympathie humaine.
Face aux immenses brassages médiatiques qui bouleverseront le paysage culturel, la radio ne sera-t-elle pas - et de plus en plus - l'alliée de l'écrit contre une prolifération de qu'il est convenu d'appeler du visuel ?
Il n'existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l'on aime ; pas de plus sûr refuge que l'âme secrète et tendre de qui l'on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l'on aime.
La peinture peut être traduite, comme la musique, comme les objets, comme tout ce qui n'appartient pas au langage. Mais traduite par équivalences, par des mots, des rythmes, des sonorités.
Nous sommes dans les broussailles ; croît en nous l'herbe mauvaise, un crin mental qu'il faut arracher par poignées pour découvrir le paysage qui nous entoure.
Il faut que la peinture qui a si souvent sommeillé dans des mausolées dorés et dans des cercueils de verre sorte prendre l'air, fume une cigarette, boive une bière.
Parfois, une perte est la meilleure chose qui puisse arriver. Cela vous apprend ce que vous auriez dû faire la prochaine fois.
L'expérience du malheur nous apprend à secourir les malheureux.
Quand l'ampleur du paysage donne l'impression d'aller à perte de vue, le regard éprouve l'infini.
On n'est jamais sûr de soi dans ce métier. On apprend toujours de nouvelles choses. Et il faut constamment se dépasser.
Plus grande est la réussite, plus elle frise le ratage (comme un chef-d'oeuvre de peinture frise le chromo).