Pour un acteur, la caméra est l'oeil du public.
L'homme est lui-même metteur en scène, décorateur, costumier et acteur de sa propre tragédie. Personne n'y échappe.
Ma femme me dit toujours que je suis un acteur exécrable, car dans mon répertoire je n'ai pas le « visage de poker ». On devine tout de suite ce que je pense ou ce que je ressens. Ma voix également me trahit : lorsque j'essaye de mentir au téléphone, elle me traite d'incapable.
C'est toujours les voix qui restent, au final, c'est aussi toujours par elles que ça commence, une voix plus une oreille ; deux fils de soie impalpables et un pavillon !
Dans mon métier précédent, quand j'étais producteur, scénariste et acteur, je voulais avoir un Oscar, je voulais être populaire aux U.S.A.
La claque est à la gloire dramatique ce que les pleureuses étaient à la douleur.
Si un homme possède une épicerie ou une librairie et qu'il tombe malade, il peut prendre quelqu'un pour le remplacer. Si un acteur est malade, il cesse aussitôt de gagner de l'argent au moment où il en a le plus besoin.
Une rengaine, c'est un air qui commence par vous entrer par une oreille et qui finit par vous sortir par les yeux.
La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu'une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer des doutes dans la tête des gens.
La grand'rue au village un dimanche matin,La vache au bord de l'eau toute rose d'aurore,La fille aux claires dents, la feuille humide encore,Et le divin cristal d'un bel oeil enfantin.
Dans le tumulte d'images et de sons du monde moderne, tenir une caméra a-t-il encore un sens ?
Quand je vois tous ces gens qui se promènent ou mangent en téléphonant, tout en gardant un oeil sur la Bourse, ça me paraît l'image même de la barbarie.
Comprendre les grands principes du monde et leurs détails parfois dérisoires fascine le scénariste ou l'acteur que je suis.
La chose la plus importante pour un acteur est de savoir rire ou de savoir pleurer. Pour pleurer je pense à ma vie sexuelle. Pour rire aussi.
Quand on écoute mes chansons avec une oreille un peu fine, on entend que je ne suis pas du coté de la guillotine, de la loi, du coté de l'armée, du coté de l'exploitation de l'homme et de la femme [...] â–º Lire la suite
Monet n'est qu'un oeil, mais mon Dieu, quel oeil !
Quand le Roi Lear meurt à l'acte 5, tu sais ce que Shakespeare a écrit ? Il a écrit « Il meurt ! ». C'est tout, rien de plus. Sans fanfare, ni métaphore, pas de grande envolée lyrique. L'apothéose du plus grand des chefs-d'oeuvre [...] â–º Lire la suite
Un acteur sur la scène, c'est une buche dans le feu. Quand la flamme du dialogue le quitte, il doit lui rester la braise de la situation. Mauvais bois qui s'éteint dès qu'il ne flambe plus. Faut-il donc que le poëte souffle toujours dessus ?
L'un des aspects le plus humain de l'art dramatique est justement celui de rapprocher les uns des autres les hommes de tout rang et de toute condition.
Chacun d'entre nous est acteur de la lutte contre le COVID-19. Si nous ne voulons pas de deuxième vague, ça dépend de nous : nous protéger, nous tester.
Un acteur a parfois besoin d'être inventé par les autres.
Quand un acteur est violent, le public ne résiste pas : il admire, non de confiance, mais de peur.
Je pense que chaque acteur veut être un FBI ou un flic à un moment donné.
La nature ne pardonne pas, n'oublie rien... Des coups, elle peut en supporter mille et rendre soudain non pas oeil pour oeil mais apocalypse pour chiquenaude.
Le temps est un voile interposé entre nous et Dieu, comme notre paupière entre notre oeil et la lumière.
Un acteur c'est comme un piano. Il doit être bien accordé, mais il ne faut pas taper dessus trop fort.
Un acteur grandit avec sa vie.
Vers le Ciel, où son oeil voit un trône splendide, Le Poète serein lève ses bras pieux, Et les vastes éclairs de son esprit lucide Lui dérobent l'aspect des peuples furieux
On confond trop volontiers la qualité du plaisir dramatique avec la difficulté qu'on éprouve à en jouir.
Un scénariste doit chaque jour tuer son père, violer sa mère et trahir sa patrie.