Le direct est un progrès, mais aussi une tyrannie.
Depuis dix ans, il y a un recul apparent de civilisation : Venise enchaînée, la Hongrie garrottée, la Pologne torturée ; partout la peine de mort.
Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six cent ans.
Je n'aime pas que la technique soit visible, ou même présente. Mon espoir était de jouer la cécité de l'intérieur vers l'extérieur et de convaincre le public, je ne sais comment.
A cause de la non-disponibilité des femmes, la masturbation est devenue le fléau de la civilisation occidentale.
L'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose.
Le progrès social consiste à ne rien laisser à ceux qui font presque tout, pour donner tout à ceux qui ne font presque rien.
Le degré de civilisation d'une société peut être jugé en entrant dans ses prisons.
Il devient donc indispensable que les Africains se penchent sur leur propre histoire et leur civilisation et étudient celles-ci pour mieux se connaître : arriver ainsi, par la véritable connaissance de leur passé, à rendre périmées, grotesques et désormais inoffensives ces armes culturelles.
C'est un devoir d'aimer sa langue maternelle. La négliger est un signe de décadence morale.
On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie.
La pudeur sexuelle est un progrès sur l'exhibitionnisme des singes.
Des moyens accrus et des loisirs accrus sont les deux agents de civilisation de l'homme.
Pauvre papa : lui qui rêvait de la domination mondiale de la race aryenne, du règne de la Bête de proie, il fut soigné à l'hôpital par des Africaines ou des Maghrébines, sa petite-fille Anna était juive, sa dernière belle-fille d'origine rwandaise.
La dépravation suit le progrès des lumières. Chose très naturelle que les hommes ne puissent s'éclairer sans se corrompre.
D'être sans noyau c'est un progrès pour la prune, mais du point de vue de ceux qui la mangent.
Notre siècle s'interprète mal lui-même et par moments ne se comprend pas. Il s'appelle le siècle du progrès et il se croit le siècle de l'utile. S'il était l'un il ne serait pas l'autre.
Aucun progrès ne peut être acquis par une société sans passer la souffrance, et c'est là le matérialiste est désarmé.
Il y a des domaines où il n'y aura jamais de progrès : l'homme sera toujours mortel, il sera toujours soumis à la maladie.
Sous l'Ancien Régime, le Roi chiait devant la Cour. Pourquoi cette cérémonie s'était-elle perdue ? Si le Président de la République chiait chaque soir en direct à la télévision, nul doute qu'on le respecterait un peu plus.
Pour un instrumentiste, un concertiste, il y a une limite dans les progrès que l'on peut accomplir, en revanche, dans la comédie, c'est illimité.
Verrou. Appareil distinctif de la civilisation et de l'évolution de la pensée.
Le progrès est un piège à souris, plus grand, plus efficace chaque mois : bientôt, nous serons en mesure de tuer toutes les souris d'un coup.
C'est par l'expérience que la science et l'art font leur progrès chez les hommes.
La prostitution est une des rares professions qui soient demeurées très artisanales en dépit du progrès technique.
Mais quand une civilisation s'écroule, est-ce une réserve de billets de banque que leurs successeurs trouvent parmi les ruines, ou est-ce une statue, un poème, une pièce de théâtre ?
Tous les progrès de communication rendent l'ennui encore plus terrible.
Le progrès technologique n'abolit pas les obstacles ; il en change simplement la nature.
Il ne peut y avoir de progrès véritable qu'intérieur. Le progrès matériel est un néant.
La technique atteindra un tel niveau de perfection que l'homme pourra se passer de lui-même.
Nous avons construit un monde où l'intelligence est la premières des facultés, où la science et la technique nous tirent en avant et nous chutons, en produisant plus de misères, de famines, de maladies.