Il n' y a que dans le silence que la douleur s'entend.
La douleur est une bonne source d'inspiration, et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction.
Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme.
Je n'ai jamais rencontré Renée Vivien, à laquelle Mauras a consacré autrefois une étude étincelante, mais je la mets, poétiquement parlant, fort au-dessus de Madame de Noailles et sur le même rang que Louise Labé, pour le mélange de la fermeté, de la fièvre et de la douceur.
L'ombre qui fait la lumière dans mon esprit fait la nuit dans le leur.
La jalousie est aussi une douleur physique.
L'amour, la quête. Le mariage, la conquête. La nuit de noces, la quéquette. Le divorce, l'enquête.
L'amour maternel est si merveilleux qu'on ose à peine en parler : devant le tabernacle le plus grand silence est la plus grande admiration.
Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence alors tais-toi.
La nuit venue, on y verra plus clair.
Quelqu'un qui sait écouter reçoit beaucoup plus de confidences, son silence même inspirant confiance.
La nuit, toute chose prend sa forme et son vrai aspect. De même qu'on ne distingue que la nuit les étoiles du ciel, on aperçoit alors sur la terre bien des choses qu'on ne voit pas le jour.
Le silence est nécessaire à la musique mais ne fait pas partie de la musique. Elle s'appuie dessus.
Ce qui caractérise l'enfer, c'est qu'on y distingue tout, avec la dernière netteté, et ce, au milieu d'une nuit d'encre.
Il y a toujours une certaine heure du jour et de la nuit où le courage d'un homme est au plus bas, et c'était cette heure-là seulement qu'il redoutait.
Il n'y a point de souvenir que le temps n'efface, ni de douleur dont la mort ne vienne à bout.
Habile est le mari qui garde le silence, car le silence angoisse les femmes.
L'ange est le musicien du silence de Dieu.
Sur les paquets de cigarettes y'a marqué : « fumer provoque le cancer », pourquoi sur les pots de Nutella y'a pas marqué : « En manger nuit gravement a ton cul ! ».
Bon silence vaut mieux que mauvaise dispute.
Le silence est essentiel. Nous avons autant besoin de silence que d'air, autant que les plantes ont besoin de lumière. Si nos esprits sont encombrés de mots et de pensées, il n'y a pas de place pour nous.
La nuit venue, l'athée cède presque à la tentation de croire en Dieu.
Etrangement, se mêle une notion de douleur à l'amour que l'on porte à certain livre.
Deux choses participent de la connaissance : le silence tranquille et l'intériorité.
Le silence est l'épée des mères lunatiques.
Il n'y a pas de plus grande douleur que de rappeler le bonheur dans les moments de misère.
Le silence est comme l'ébauche de mille métamorphoses.
Le jour est paresseux mais la nuit est active.
Sans douleur et souffrance, nous ne serions rien.
La nuit ça change tout la nuit, c'est merveilleux la nuit.
Quant à la souffrance amoureuse, elle est indissociable de la félicité, notre chagrin nous plaît et nous manquerait s'il venait à disparaître, délices et douleur mêlées.