La véritable sagesse est de voir le monde tel qu'il est, sans illusions ni projections.
Songez bien que la littérature n'a pas été créée pour servir la vie, ni même la traduire, mais pour lui échapper.
Un jour viendra peut-être - qui sait si ce n'est pas aujourd'hui ? - où la science reprendra sa place normale : source de sagesse et non de puissance, à l'égal de la musique et de la poésie.
La solitude est une sorte de tare : elle a un subtil parfum de tristesse, quelque chose qui n'attire, ni n'intéresse personne, et on en a un peu honte.
Ne croyez pas un homme qui jure ni une femme en pleurs.
La fidélité n'est souvent qu'une question d'habitude.
Je ne suis ni un homme, ni un poète, ni une feuille, mais un pouls blessé qui pressent l'au-delà.
Comment définir la méditation ? Comme la sagesse à la recherche de la sagesse.
Je montrerai à ces gens ce que vous ne voulez pas qu'ils voient. Je leur ferai voir un monde sans vous, un monde sans lois ni contrôle, sans limites ni frontières, un monde où tout est possible. Ce que nous en ferons ne dépendra que de vous.
Il ne faut être ni trop loin, ni trop près des grands.
Ni femme, ni enfant.
Tu as des menottes chez toi ? Pose pas de question et ramène-les : c'est urgent !
Il faut avoir de grosses illusions bien grasses : on a moins de peine à les nourrir.
Une des causes principales de la misère dans les sciences est qu'elles se croient riches, le plus souvent présomptueusement. Leur but n'est pas d'ouvrir une porte à la sagesse infinie mais de poser une limite à l'erreur infinie.
Les hommes appellent "filles" des femmes à qui ils n'ont eu le courage ou l'esprit de donner ni le titre de mères, ni celui d'épouses, quoiqu'ils leur en fassent tenir l'emploi.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
La force n'a ni droit ni raison, mais il peut être impossible de s'en passer pour faire respecter le droit et la raison.
La modestie n'est une vertu que quand elle est naturelle.
Celui qui plante la vertu ne doit pas oublier de l'arroser souvent.
Internet c'est avoir toute la sagesse et toute la bassesse du monde au bout des doigts.
On fait comme si la fraternité devait rester un bel idéal de fronton, alors qu'elle devrait être au coeur de notre projet de civilisation.
La jalousie gouverne le monde. Sans elle, il n'y aurait ni amour, ni argent, ni société. Personne ne lèverait le petit doigt. Les jaloux sont le sel de la terre.
Nous n'augmentons pas notre vertu en nous livrant à la jouissance. La postérité nous le comptera comme une faute.
Un baiser ne peut pas se donner sans prendre, ni se prendre sans donner.
La prochaine fois que quelqu'un se plaint que vous avez fait une erreur, dites-lui que c'est peut-être une bonne chose. Parce que sans imperfections, ni toi ni moi n'existerions.
Offrir des fleurs pour la Saint-Valentin à ma bien-aimée, c'est un manque de respect ! Il n'y a pas en ce monde une seule fleur qui ne puisse l'égaler, ni même une rose aussi belle que sa beauté.
Le bonheur n'est ni décent, ni indécent, il est rare.
Si la vertu ne se montrait parfois, le tonnerre à la main ; pour rappeler les vices à l'ordre, la raison de la force serait toujours la meilleure.
Qui deux choses chasse, ni l'une ni l'autre ne prend.
Un recueil de sagesse paysanne : telles sont, avant tout, les Œuvres choisies de Mao. Pour mesurer à quel point Mao a imposé son réalisme terrien à la révolution chinoise, il faut retourner aux deux sources de sa morale et de son action : Canton et Yan'an.
Quand on croit pouvoir chicaner sur ses devoirs parce qu'ils sont difficiles, il n'y en a point qu'on ne puisse mettre en question ; car il n'y en a pas un qui, de temps à autre, ne coûte quelque chose à remplir.