Une chèvre ne croit jamais qu'un mortier est vide.
Quel est l'enseignement essentiel que doit recevoir l'enfant sinon celui qui fera qu'il possède la connaissance de la réalité humaine universelle ?
Il faut rechercher la décision seulement si l'on croit que l'acte destructeur a eu un effet suffisant.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
La certitude venait du confort. Seule la pauvreté était compagne de l'incertitude. Le confort ne doute jamais.
Lorsque le baobab s'écroule, la chèvre peut y monter pour brouter quelques feuilles.
C'est toujours pareil : l'homme croit bien faire, et les autres ne sont pas contents.
Une illusion peut-elle exister ?
La connaissance est dans l'action.
La connaissance de l'homme ne saurait s'étendre au-delà de sa propre expérience.
Tel croit être un bon père de famille, et n'est qu'un vigilant économe.
Par ailleurs, la naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l'on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l'enfant croit au Père Noël. L'adulte non. L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.
Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c'était le soir.« Déjà ! » dit la petite chèvre ; et elle s'arrêta fort étonnée.
Toute critique est critique de l'oeuvre et critique de soi-même ; pour reprendre un jeu de mot de Claudel, elle est connaissance de l'autre et co-naissance de soi-même au monde.
L'homme qui se croit Dieu tue le dieu qu'il porte en lui. L'homme qui ne pense plus aussi loin que Dieu tue la création qu'il porte en lui. L'homme qui ne se soucie plus de sa divinité ferme la porte à sa félicité.
Rien n'est plus vide qu'une âme encombrée.
La véritable modestie consiste toujours à ne jamais se prendre pour moins ni plus que ce qu'on estime qu'on croit qu'on vaut ni pour plus ni moins que ce qu'on évalue qu'on vaut qu'on croit.
L'homme est conduit, lorsqu'il croit se conduire, et pendant que par son esprit il vise à un endroit, son coeur l'achemine insensiblement à un autre
Le cercle de la connaissance commence autour d'un homme et s'étend de façon concentrique.
Waddington a raison : L'homme est un animal porté à croire. Il lui faut sécréter de la certitude comme le colimaçon de la coquille : pour s'enfermer dedans.
Le bélier qui va foncer commence par reculer.
Même si l'on ne croit pas en Dieu, on doit tout de même croire en quelque chose qui donne du sens à la vie, et façonne notre vision du monde. Et une telle croyance est éminemment religieuse.
Il faut d'abord défaire ce qu'on te croit : c'est possible. Puis, tu tâcheras de montrer ce que tu es : tu n'y arriveras jamais.
La chute des grands hommes rend les médiocres et les petits importants. Quand le soleil décline à l'horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit quelque chose.
On croit toujours pouvoir s'en tirer mieux que les autres ; c'est l'excuse de la jeunesse.
La certitude de l'amour est absolue et n'a plus besoin de preuves.
J'ai dit plus haut que le consciencisme voit dans la matière un faisceau de forces entre lesquelles il y a tension, e que, sous son aspect dialectique, il croit possible la conversion catégorielle, par une disposition critique de la matière.
La télévision de la connaissance sera bientôt le privilège des riches et l'instrument privilégié des inégalités.
Chaque fois que je fais la connaissance d'un couple, je me demande pourquoi ils vivent ensemble.
Le moi, après avoir pris connaissance de la réalité, choisit le moyen de prendre pour s'y adapter.
La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses.