Ecrire un livre avec un chien demande plus de travail qu'avec un nègre.
Je traverse une crise épouvantable : j'aime ma femme, j'aime mes enfants, et j'ai trouvé un travail qui m'intéresse...
Je vous présente Ma poésie : c'est une île qui vole de livre en livre à la recherche de sa page natale, puis s'arrête chez moi, les deux ailes blessées, pour ses repas de chair et de paroles froides.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !
Trop de suspense dans un livre et il se consume et se consomme.
Je préfère entendre mon chien aboyer contre un corbeau, qu'un homme jurer qu'il m'aime.
Succès = 1 partie de travail + 1 partie de jeu + 1 partie garde la bouche fermée.
Le philosophe fait bien son travail s'il parvient à faire naître de véritables doutes.
L'ensemble de mes premiers essais me conduisit à reconnaître que cette opération sociale exigeait d'abord un travail intellectuel, sans lequel on ne pourrait solidement établir la doctrine destinée à terminer la révolution occidentale.
Ta tâche n'est pas de chercher l'amour, mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que tu as construits contre l'amour.
Un livre c'est la naissance d'un voyage, le tracé d'un itinéraire.
S'il va dehors, même le chien peut rencontrer le bâton.
Le chef d'oeuvre n'est, après tout, qu'un numéro de chien savant sur une terre peu solide.
Quel travail que la vie : même les bêtises, il faut les faire !
Je suis comme un chien enragé qui court après une voiture, mais si j'en attrape une je ne sais pas à quoi elle me serait utile.
Le travail est l'allié de la paresse dès qu'il est motivé.
Et qu'importe quel nom on imprimera à la tête de ton livre ou l'on gravera sur ta tombe ? Est-ce que tu liras ton épitaphe ?
Ouvrir un livre de poésie, c'est vouloir s'éclairer avec une bougie en pleine déflagration de la bombre à hydrogène. Parier pour la bougie en ce cas, est tout à fait insensé, et cependant, c'est peut être dans ce genre de pari que réside notre avenir.
Un livre n'est rien qu'un petit tas de feuilles sèches, ou alors, une grande forme en mouvement : la lecture.
Je suis condamné à une éternité de travail compulsif. Aucun objectif défini n'a été atteint. Le succès ne fait qu'engendrer un nouvel objectif. La pomme d'or dévorée a des graines. C'est sans fin.
Le hasard est plus docile qu'on ne pense. Il faut l'aimer. Et dès qu'on l'aime, il n'est plus hasard, ce gros chien imprévu dans le sommeil des jeux de quilles.
Ce que j'essaie de faire est d'apprécier chaque travail pendant que je travaille dessus.
Même riche, le chien ne cesse pas de manger ses excréments.
La vie est un labeur et il est heureux qu'il en soit ainsi. Travailler, créer avec amour, voilà qui est réaliser une partie du vieux rêve de l'humanité.
La suprême récompense du travail n'est pas ce qu'il vous permet de gagner, mais ce qu'il vous permet de devenir.
On naît livré au hasard et c'est en se créant qu'on se livre, en créant sa vie.
Je finis toujours le travail pour lequel on me paie.
Celui qui est maître du livre est maître de l'éducation.
Celui qui compose avec l'enfer se livre à l'enfer.
Souvent avec la fin du travail il vous vient le souvenir de l'injustice la plus grande. Je parle du quotidien de la vie.
Fais maigrir ton chien et il te suivra ; fais grossir ton chien, et il te mordra.