C'est entre la naissance de la religion et de l'art qu'il faut placer celle du vêtement.
La vraie poésie est en dehors des lois.
J'essaie d'imiter Jésus dans le fait qu'il a dit être comme des enfants, aimer les enfants, être aussi purs que des enfants, se rendre innocent et voir le monde à travers des yeux émerveillés et toute sa qualité magique.
Plus la poésie est vraie, plus elle est fausse ; et les amoureux sont fort adonnés à la poésie ; et ce qu'ils jurent en poésie, en tant qu'amoureux, c'est, on peut bien le dire, fausseté pure.
La religion est le sens et le goût de l'infini.
C'est en revêtant le Christ que l'on peut le plus apporter de charité aux autres.
Parce que la religion vient d'ailleurs, elle est autre que la politique.
La croyance au rapport de cause à effet est la superstition.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
Je suppose que la religion est une sorte de code moral.
La poésie en vers libres, c'est comme jouer au tennis sans filet.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
La véritable poésie est faite d'impressions fugitives.
Le Christ a pardonné à la femme adultère. Parbleu ! Ce n'était pas la sienne.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
La poésie a toujours été dans le monde arabe un pouvoir, et prince le poète.
Etre amoureux, c'est se créer une religion dont le dieu est faillible.
L'art et la religion ne sont pas deux choses, mais plutôt l'envers et l'endroit d'une même étoffe.
Ma poésie est vive comme le feu,elle glisse entre mes doigts comme un rosaire.Je ne prie pas, car je suis un poète de la disgrâcequi tait parfois le travail d'une naissance d'entre les heures,je suis le poète qui crie et [...] â–º Lire la suite
Je sais que ma naissance est un hasard, et cependant, dès que je m'oublie, je me comporte comme si elle était un événement capital.
Un livre c'est la naissance d'un voyage, le tracé d'un itinéraire.
L'existence de la mauvaise foi prouve que la foi n'est pas une croyance forcément bonne. C'est rassurant.
Le naturel n'est pas suffisant à celui qui en poésie veut faire oeuvre digne de l'immortalité.
La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
La politique, quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c'est une action pour un idéal à travers des réalités.
Dans la vie d'un homme, il y a deux dates importantes, celle de sa naissance et celle de sa mort. Tout ce qu'on fait entre ces deux dates n'a pas beaucoup d'importance.
La poésie est la tendresse espiègle des jeux de mots.
La poésie en dit long et c'est vite fait. La prose ne va pas très loin et prend du temps.
On a toujours plus de religion qu'on ne croit.
Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi qui, suscitant en nous le pouvoir créateur, nous mets tout proches de la divinité.