La politique et la religion sont comme deux têtes sous un même bonnet.
La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l'esprit humain.
Gardons-nous d'annoncer la vérité à ceux qui ne sont pas en état de l'entendre, car c'est y vouloir substituer l'erreur.
Un athée qui, s'occupant de son système, pense à Dieu, vaut mieux qu'un théiste qui n'y pense jamais.
Une religion lucide est un peu celle que l'on se fait et avant tout une question de sincérité envers soi-même.
Dans le langage, notre message nous vient de l'Autre, sous une forme inversée.
Ecrire c'est passer tout de suite aux choses sérieuses, l'enfer direct, le gril continu, avec parfois des joies sous les décharges de mille volts.
Faire de la télévision, c'est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d'audience.
L'expérience prouve que jamais les peuples n'ont accru leur richesse et leur puissance sauf sous un gouvernement libre.
En politique le meilleur moyen de résoudre un problème est de nier l'énoncé.
La démarche poétique est une démarche de naturation qui s'opère sous l'impulsion démentielle de l'imagination.
Un grand politique doit être un scélérat abstrait, sans quoi les sociétés sont mal menées.
La télévision, la lecture de journaux, de magazines, vous imposent les pensées des autres ; sous prétexte d'être "informés" mais en fait par pure curiosité et pour vous distraire, vous êtes captivés par mille sujets.
La politique n'agit sur l'économie que si elle ne prétend pas le faire.
La politique est plus difficile que la physique.
La religion est moins un sujet de sanctification qu'un sujet de disputes qui appartient à tout le monde.
On est très loin de comprendre ce que c'est d'être aveugle, quand on ferme les yeux. Sous notre monde des cieux, des visages et des édifices, il en existe un autre, plus brut et plus ancestral, un espace où les [...] â–º Lire la suite
Qu'est-ce que la démocratie sinon une invention mathématique ? C'est la politique par le calcul de la majorité.
Il n'écoute pas, ne parle pasne participe pas aux événements politiques.Il ne sait pas que le coût de la viele prix des haricots et du poissonle prix de la farine, le loyer,le prix des souliers et des médicamentsdépendent des décisions politiques.L'analphabète politique est si bêtequ'il s'enorgueillit et gonfle la poitrinepour dire qu'il déteste la politique.
On fait de la bonne politique à partir des réalités.
Il ne reste rien de nos lettres d'amour...de grands cimetières sous la plume.
En politique comme en pharmacie, il faut toujours agiter la solution avant de s'en servir.
On doit honorer le chêne sous lequel on habite.
L'exploitation politique des cadavres est une tradition républicaine.
C'est leur apanage aux guerres d'amener sur le devant de la scène ce qui se tenait caché en coulisses, qu'on ne voit pas d'ordinaire, le mettre sous les projecteurs.
Certaines âmes philanthropiques pourraient construire en rêve quelque miraculeuse façon de désarmer ou de terrasser l'adversaire, sans causer trop de souffrance, et croire que l'art de la guerre évolue dans cette direction. Aussi désirable qu'elle soit, cette vue de l'esprit [...] â–º Lire la suite
Les pauvres sont aussi nécessaires dans un état que les ombres dans un tableau.
L'homme sans religion serait un monstre ; l'homme persécuteur ne serait guère mieux ; l'homme purement contemplatif, en thèse générale, mourrait de faim.
J'ai un déséquilibre chimique, qui dans son état plus extrême me mènera à un hôpital psychiatrique.
La religion s'insère entre les fissures du mur de la technologie tel du lierre. Quel que soit l'état de la science, la question de la naissance de l'univers se posera toujours.
Voilà le miroir où la nature nous présente ce que l'avenir nous préserve après la mort. Y voit-on apparaître quelque image horrible, quelque sujet de deuil ? N'est-ce pas un état plus paisible que n'importe quel sommeil ?