Un gouvernement protégé par des étrangers ne sera jamais accepté par un peuple libre.
J'ai appris à être moi-même - à l'être exclusivement -, et à tenir à distance tous ceux qui, nourris de préjugés, tenteraient d'interférer dans ma vie. Faites de même. Soyez toujours vous-même.
La vie est un cadeau si merveilleux que tout être généreux ne peut avoir qu'une ambition, l'offrir.
Le temps est une invention, ou il n'est rien du tout.
Travailler seul et seulement pour soi-même, c'est insuffisant. Bien sûr, chacun doit travailler individuellement, car une collectivité doit être formée par des individus bien développés, mais sans jamais perdre de vue l'intérêt de la collectivité.
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.
La guerre doit être au service de la politique des Etats.
Ce sont les silences qu'il faut déchiffrer. Ils peuvent être éloquents.
Pour être champion, vous devez croire en vous-même quand personne d'autre ne le fait.
Les finances publiques ne tarderont pas d'arriver à un complet désarroi. Comment pourrait-il en être autrement quand l'État est chargé de fournir tout à tous ? Le peuple sera écrasé d'impôts, on fera emprunt sur emprunt ; après avoir épuisé le présent, on dévorera l'avenir.
Mourir doit sacrément être une belle aventure !
L'homme ne fait pas avancer le temps, le temps fait avancer l'homme.
Dans quelques années, vous saurez à quel point on peut souffrir quand on aime. Une souffrance à mourir. Il vaut mieux être jeune, être insensible, ne pas aimer surtout. J'avais déjà souffert, mais jamais de cette façon-là, si inattendue, alors que tout allait si bien.
Lorsque vous finissez par être marié, même les relations ratées ont fonctionné à merveille pour vous y amener.
Dans la société les femmes sont considérées comme le « sexe faible », mais dans la nature la femelle peut être bien plus féroce que son homologue masculin.
L'important pour être heureux c'est avant tout de posséder ce qui ne s'achète pas : l'amour, l'amitié, la gratitude, le pardon, la sérénité et la conscience.
Notre liberté ne saurait être plus en sécurité qu'entre les mains du peuple lui-même.
L'égoïsme doit toujours être pardonné, vous savez, car il n'y a aucun espoir de guérison.
Je suis un poète, mais je ne veux pas être un poète pour d'autres. Je dévorerai mes propres poèmes et j'en vivrai.
Je pense trop. Être dans mon corps est beaucoup plus satisfaisant que d'être dans ma tête.
Un être vraiment raisonnable ne dit jamais : je crois ou je ne crois pas. Il réfléchit, il vérifie, il expérimente longtemps les choses, et à la fin il peut dire non pas je crois mais je sais.
En Nouvelle-Zélande, nous répugnons à être impliqués dans les complications du monde, nous restons paisiblement avec nos moutons, nos vaches, nos livres.
Qui combat la vérité sera vaincu.
Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, elle sera poète, elle aussi !
Une chose ratée, si tu la changes de place, peut être une chose réussie.
Peu importent les distances : la vie se charge de les anéantir et le temps ne connaît pas l'espace.
On ne peut être à la fois au four et au moulin.
Le moyen le plus efficace d'attaquer le vice est de l'exposer au ridicule public. Les gens peuvent supporter les reproches mais ils ne supportent pas qu'on se moque de eux : ils sont prêts à être méchants mais ils n'aiment pas paraître ridicules.
Celui qui connaît la destinée des choses qu'il entreprend dès leur début est un sage ou un sot. Mais qu'il soit l'un ou l'autre, il sera malheureux car il aura planté sa dague dans le coeur de la vie.
Je dois être entré dans la phase de cristallisations des souvenirs, dont parte Stendhal. Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur n'est pas très sur, je préfère conjuguer l'irréel du présent.
Tolstoï explique quelque part dans ses écrits pourquoi, selon lui, «la science pour la science» est une conception absurde. Nous ne pouvons pas connaître tous les faits, car ils sont pratiquement infinis en nombre. Nous devons faire une sélection. Ne vaut-il pas mieux être guidé par l'utilité, par nos nécessités pratiques et surtout morales ?