La stratégie est l'art d'utiliser le temps et l'espace. Je suis moins préoccupé par la suite que par la première. L'espace que nous pouvons récupérer, le temps perdu jamais.
La bureaucratie ne se contente pas de se substituer au pouvoir politique placé au-dessus d'elle. Elle tend à se substituer aux administrés situés au-dessous d'elle. Elle offre des moyens illimités à l'intolérante passion du bien commun qui anime les meilleurs de ses hommes.
Dans tout ce qu'on entreprend, il faut donner les deux tiers à la raison, et l'autre tiers au hasard. Augmentez la première fraction, et vous serez pusillanime. Augmentez la seconde, vous serez téméraire.
A côté du noble art de faire faire les choses par les autres, il y a celui, non moins noble, de les laisser se faire toutes seules.
En dépit de toute protestation de sympathie, l'être, dans sa chair, souffre toujours solitairement, et c'est aussi pourquoi la guerre est possible...
Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général.
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] â–º Lire la suite
Nous avons construit un monde où l'intelligence est la première des facultés, où la science et la technique nous tirent en avant et nous chutons, en produisant plus de misères, de famines, de maladies.
Ce n'est pas la volonté qui est la faculté première de l'homme, mais l'imagination.
Il y a la vie qu'on rêve et la vie qu'on vit, c'est la première qui est la vraie.
La première fois vous vous mariez pour l'amour, la deuxième pour l'argent et la troisième pour la camaraderie.
Il en va de la politique comme du reste, ça a toujours l'air mieux dans les catalogues.
Finissons la guerre du sexe, de la couleur ou de l'origine, nous en avons aucun mérite personnel.
La guerre puise en elle-même sa propre énergie et sa propre justification. On se bat parce qu'on s'est battu.
Si un couple marié mettait un centime dans un pot chaque fois qu'ils faisaient l'amour la première année, et puis retiraient un centime pour chaque fois après ça, ils ne parviendraient jamais à épuiser tous les centimes amassés.
Disons donc ainsi, qu'à l'homme toutes choses lui sont comme naturelles, à quoi il se nourrit et accoutume ; mais cela seulement lui est naïf, à quoi la nature simple et non altérée l'appelle : ainsi la première raison de la servitude volontaire, c'est la coutume.
Le grand art de la vie est la sensation de sentir que nous existons, même dans la douleur.
L'école est le lieu de l'assimilation qui est le contraire du culte des origines, de la guerre des mémoires et de la repentance.
Le karaté c'est comme la vie, un art des rencontres, mais surtout l'art de la rencontre avec soi-même.
Rien ne se construit, ne se fait, ne s'invente, sinon dans la paix relative, dans une petite poche de paix locale rare maintenue au milieu de la dévastation universelle produite par la guerre perpétuelle.
A ma première confrontation avec la mort et son caractère irréversible, j'avais 7 ou 9 ans.
Le terrorisme, la guerre et la faillite sont causés par la privatisation de l'argent, émis sous forme de dette et aggravé par les intérêts.
En politique une absurdité n'est pas un obstacle.
Donne à tes figures une attitude révélatrice des pensées que les personnages ont dans leur esprit, sinon ton art ne méritera point la louange.
Le football est la poursuite de la guerre par d'autres moyens.
Rien en art ne doit ressembler à un accident, même le mouvement.
Quand on s'inquiète ou prétend s'inquiéter de la montée en puissance, notamment en France, du fondamentalisme le plus anti-occidental, il ne faut pas avoir peur de déterminer les responsabilités, et donc de dénoncer le rôle d'un émirat islamiste prosélyte, d'autant [...] â–º Lire la suite
La guerre civile est moins détestable que la guerre avec l'étranger. On sait du moins pourquoi l'on s'y bat.
La société politique contemporaine : une machine à désespérer les hommes.
La guerre contre l'intelligence se mène toujours au nom du bon sens.
La guerre étant, chacun le sait, la forme collective et violente de la conversation.