Le scénario était fantastique, mais je passais mon temps à m'enfuir, à hurler, à crier et à me battre.
Je joue toujours des types plus ou moins barjots.
C'est pourquoi tout ce qui a quelque quantité virile, depuis une trentaine d'années, se précipite éperdument au désespoir. Cela fait toute une littérature qui est véritablement une littérature de désespérés.
Il faudrait se convaincre qu'on est en parfaite forme lorsqu'on atteint la capacité de faire à peu près tout pas très bien, ou quand on réussit à conserver ce poids magique qui est très précisément à 10 kilos du bonheur.
Vraiment, quand j'y songe, la littérature n'a qu'une raison d'être, sauver celui qui la fait du dégoût de vivre !
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
La nature a horreur du vide.
La littérature vous jette dans la bataille ; écrire c'est une certaine façon de vouloir se libérer ; si vous avez commencé de gré ou de force voue êtes engagés.
Je ne veux pas nager toute seule dans une piscine, parce que je pense que d'une certaine manière une petite porte magique va s'ouvrir et laisser sortir un requin.
L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut.