Disneyland ne sera jamais achevé tant qu'il restera dans ce monde une parcelle d'imagination.
La poésie est le journal d'un animal marin qui vit sur terre et qui voudrait voler.
Nous devrions utiliser notre imagination plus que notre mémoire.
Le plus souvent la poésie traduit soumission, défaite, veulerie, désarroi.
La poésie peut plaire encore, mais le combat , lorsque la vie est l'enjeu, ne se livre qu'en prose.
La poésie est une poire introuvable quand on a soif.
La vérité est toujours plus surprenante que la fiction, parce que la fiction doit coller à ce qui est possible, alors que la vérité, elle, n'y est pas obligée.
La poésie guérit les blessures infligées par la raison.
Qu'est-ce que la fiction sinon ce retour sur soi et, par conséquent, cette nouvelle histoire des rapports avec les autres tels que le récit les découvre. Ainsi gagne sur la vie la littérature.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
Des dégourdis dans un monde d'empoté ; mus par un idéal chevaleresque en des temps qui le sont bien peu. Quand l'époque commende de vivre avec son temps, eux préfèrent vivre avec le temps : sous le cagnard ou les ondées, dans le petit matin des berges ou la brume des sommets.
C'est à la poésie que tend l'homme ; il n'y a de poésie que du concret.
Nous ne permettrons jamais la séparation d'une seule parcelle de terre de la patrie.
Sans imagination il ne pourrait y avoir création.
Avoir un idéal c'est le seul moyen de faire quelque chose et d'être quelqu'un.
La véritable poésie est faite d'impressions fugitives.
Point n'est besoin d'écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.
L'homme qui connaît son idéal et ne l'atteint pas est pire que l'homme sans idéal.
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?
La fiction peut être un moyen d'appréhender le réel, à défaut de pouvoir l'expliquer.
La poésie doit être grande et discrète à la fois; quelque chose capable d'entrer dans l'âme de chacun et qui ne la surprend ou ne l'émerveille pas par elle-même, mais par son sujet.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
Il y a trois genres littéraires bien différents : la poésie qui est chantée, le théâtre qui est parlé et la prose qui est écrite.
Toujours prompte à nous décevoir, notre imagination nous perd tout-à-fait dès qu'un être cher la domine.
Une illusion est une chose à laquelle les gens croient malgré un manque total de preuves.
L'éclat de la poésie se révèle hors des moments qu'elle atteint dans un désordre de mort.
Beaucoup de gens peuvent faire illusion dans ce monde, uniquement parce que le sort ne les a pas mis à l'épreuve.
Un amour naissant inonde le monde de poésie, un amour qui dure irrigue de poésie la vie quotidienne, la fin d'un amour nous rejette dans la prose.
La poésie est aussi réflexion sur le sens puisque c'est l'écoute des intuitions, des pensées, des valeurs qui affleure le poème.
N'abandonnons pas notre idéal de progrès, mais trouvons une juste mesure entre l'accessoire et le nécessaire.
La poésie est une union avec tous ou quelques uns, et c'est aussi hélas ! une solitude sans frontière.